dimanche 31 décembre 2017

10 questions pour terminer 2017

Plutôt que de faire une rétro comme chaque année, j’ai trouvé sur ce joli blog, 10 questions pour terminer l’année 2017.

1) Quels ont été vos 5 meilleurs moments de l’année?

Notre voyage en amoureux à Copenhague.
Les premières fois de notre fille.
Les frissons en lisant “Adélaïde” de Marie Laberge.
Le salon du livre de Genève et le Royaume du Web avec mes copines.
Le marathon "Belle et la Bête" au cinéma : VOSTFR l'après-midi & VF le soir.

2) Vous êtes vraiment content que ça soit fini, de quoi s’agit-il ?

Des angoisses liées à l’administration et la recherche de travail. Après mon congé maternité début mars, j’ai décidé de quitter la librairie numérique Glose, en parfaite entente et accord avec eux. La librairie traditionnelle me manquait trop et je voulais un temps partiel. Les trois mois de chômages m’ont vraiment angoissé. Pas tant d’y être, plutôt tous les soucis administratifs que ça m’a amené. Le jour où j’ai retrouvé du travail, au taux voulu et à l’endroit souhaité, ces angoisses se sont envolées pour ne pas revenir de l’année. Et ça, c’est plutôt la meilleure nouvelle de l’année!

3) En quoi êtes vous différente de la personne que vous étiez il y a 365 jours ?

Je suis beaucoup plus confiante! Le premier mois de ma vie de maman a été déconcertant. Je doutais énormément de moi. Une année après, je peux dire à quel point je suis changée dans ce domaine, mais pas que, et heureuse.

4) Avez-vous réussi ou accompli quelque chose que vous avez oublié de fêter ? (Prenez le temps de vous féliciter pour tout ce que vous avez accompli cette année.)

Mon organisation. Gérer plusieurs strates dans ma vie (maison, boulot, vie sociale, youtube/blog), et faire que tout roule tout le temps. Je suis fière d’y arriver, sans que cela me demande d’efforts particuliers.

Ma démarche vers le zéro déchet. Les changements n’ont pas été flagrants, et pourtant je sais que j’agis mieux de mois en mois. Les produits rachetés à neuf, dans des emballages jetables sont de plus en plus rares. Et même si le début peut être difficile je m’y suis tenu, et j’y arrive de mieux en mieux.

5) Sur quoi avez-vous ouvert les yeux cette année ?

Sur la bienveillance. Je n’ai jamais été une personne méchante, exprès. Mais bien sûr, comme tout le monde je pense, ça m’est arrivé de critiquer quelqu’un ou quelque chose sur le coup, trop rapidement, sans réellement connaître.
Cette année j’ai vraiment remis en avant la bienveillance. C’est quelque chose que je veux prôner au maximum. Internet est un outil formidable, mais il attire bien sûr aussi des aspects négatifs. Ceux qui me touchent le plus sont la méchanceté gratuite, l’acharnement et le harcèlement. Ce ne sont pas des attitudes à avoir, que ce soit dans la rue, à l’école, au boulot et sur Internet. Le virtuel n’est pas irréel, c’est aussi “la vraie vie”, et les gens qui écrivent ou qui lisent ces messages virulents sont de vraies personnes, qui font du mal à de vraies personnes. La vidéo de Marion Seclin est à voir.  



6) Qui vous a réellement soutenu cette année ?

Je n’ai jamais eu beaucoup d’amis, ceux avec qui vous pouvez parler de tout. Et cette année plusieurs événements ont fait que j’ai pris mes distances, et même si au départ c’était douloureux, aujourd’hui je me sens bien avec cette séparation. Mais mon conjoint est toujours et de plus en plus à mes côtés, mes parents, mes booktubiatches, et mes amis d’ici qui sont toujours présents pour aller boire un verre et papoter durant de longues heures.

7) Qu’est-ce que vous avez toléré pendant longtemps mais que, désormais, vous ne supportez plus?

Les remarques sexistes.
Les discours “non mais tu vois ça a toujours fonctionné comme ça, donc bon….” oui mais aujourd’hui le monde avance, donc on peut faire d’autres choses et vivre avec son temps.
J’ai toujours été timide et discrète, et les premières fois où j’ai enfin osé dire ce que je pensais, m’ont fait monter le rouge aux joues. Maintenant ça me vient naturellement. On peut ne pas être d’accord, mais je ne vais plus dans le sens des choses avec lesquelles moi, je ne suis pas d’accord.

8) Quelles croyances ou opinions avez-vous abandonné ?

“Je ne peux pas changer le monde à mon échelle”. J’ai abandonné cette excuse. Cette année j’ai rencontré Agnès Ledig, une autrice adorable et courageuse. A travers l’interview que j’ai pu faire d’elle, elle m’a rappelé l’histoire du colibri, qui même minuscule aide à éteindre le feu de la forêt. On peut tous faire notre part, pour que ce monde soit meilleur. Des petits gestes du quotidien, peuvent s’accumuler pour faire un geste gigantesque.

9) Qu’est-ce qui a été vraiment difficile mais qui, au bout du compte, vous a fait grandir ?

Le lâcher prise. J’ai passé trop d’année à me laisser atteindre. Même si aujourd’hui je suis encore et toujours très sensible, je travaille sur cet aspect. Je relativise, et si les gens ne veulent pas être bienveillants avec moi, tant pis, je le serais pour moi-même en me détachant de leurs paroles.

10) Si vous pouviez remonter le temps, que diriez-vous à votre moi d’il y a un an ?

Ca va être une année géniale! Respire, tout ira bien, ce qui te fais peur aujourd’hui va se résoudre de façon simple et naturelle.


mardi 19 décembre 2017

Le crime de l'Orient-Express

Un wagon de l'Orient-Express bloqué par les neiges et, dans un compartiment, un Américain lardé de douze coups de couteau. Hercule Poirot mène l'enquête.


Mon avis

Oui, je vous entends déjà : Quoi ? Jamais lu d’Agatha Christie ? Mais et Les 10 petits nègres ? Et tous les autres ??! Oui, ben oui, il faut bien commencer quelque part. J’ai profité de la future nouvelle adaptation du Crime de l’Orient-Express pour découvrir la plume de cette grande dame du roman à énigme.

Un train bloqué. Un mort. Une dizaine de passagers. Tous sont suspects. Qui est coupable ? Hercule Poirot fait partie des passagers (ça tombe bien) et décide de mener l’enquête. Et qu’est-ce que j’ai aimé cette lecture ! L’intrigue est parfaite, bien pensée et même en y repensant, difficile de deviner avant la fin, le fin mot de l’histoire.

Hercule Poirot est assez inhumain finalement, mais ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demande. C’est un esprit brillant, et son don pour résoudre la moindre enquête est assez impressionnant. J’ai adoré son esprit de déduction, sa façon de poser les questions. De réussir à faire avouer des choses aux gens, sans même qu’ils s’en rendent compte.
Les autres personnages sont vraiment très intéressants. Forcément, quand on sait la vérité, on essaie de tous les revoir sous un autre angle. Agatha Christie est très forte. Je suis toujours sous le charme des gens qui arrivent à inventer ce genre d’histoires. Car je me retrouve bluffée, et j’aime ça ! Mon cerveau va à cent à l’heure, et j’essaie de tout trouver avant la fin, mais au fond j’espère ne pas trouver pour être surprise ! Logique.

Niveau ambiance, j’y étais. Le train d’époque, les mensonges, les wagons-lits, et bien sûr la neige ! S’il vous manque un livre pour le menu stalactites ensanglantées pour le Cold Winter Challenge, vous l’avez avec celui-ci.

Autrice : Agatha Christie
Éditeur : Le Masque
Collection : -
Parution : 2 novembre 2017
Pages : 248


vendredi 15 décembre 2017

Le livre perdu des sortilèges

Diana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret - un secret convoité par de nombreuses et redoutables créatures. Dont Matthew Clairmont. Un tueur, lui a-t-on dit. Malgré elle, Diana se retrouve au coeur de la tourmente.


Mon avis

Lecture commune avec ma copine NelliNella, commencée le 31 octobre pour aller pile avec la période d’Halloween. Comme il s’agit d’une des trilogies préférées de Lili Bouquine, je plaçais beaucoup d’espoir en cette lecture. Malheureusement… j’ai poussé jusqu’au bout (830 pages quand même), mais rien. Pas d’étincelle, et même une belle douche froide.

Diana est une sorcière (et c’était fait pour me séduire), sauf qu’elle fait tout pour éviter cette vie de sorcière. Pour elle, la science avant tout ! Elle va mettre la main sur un grimoire perdu, que beaucoup de créatures convoitent. Parmi ces créatures : Matthew, vampire depuis des siècles.

Sorcellerie, grimoire étrange, tout était réuni pour que ça me plaise. C’était sans compter sur les personnages que j’ai trouvés très mous. Diana est passionnée par ses recherches, et cherche à ne rien avoir à faire avec la magie. L’histoire du livre était bien trouvée, et j’avais envie d’en savoir plus ! Mais quand j’ai compris que l’autrice allait plus se concentrer sur la romance entre Diana et Matthew… j’ai décroché. J’ai eu cette sensation de lire un remake de Twilight, Bella en sorcière et Edward beaucoup plus vieux. Matthew a malheureusement ce syndrome du vampire très (trop) protecteur. Et Diana, ayant rejeté la magie depuis des années, n’est pas une sorcière très connaisseuse. J’avais l’espoir de tomber sur une sorcière à qui on n’a pas besoin de tout montrer. Sauf que non. Du coup, j’étais de moins en moins emballée. Le summum a été atteint au moment où Matthew emmène Diana en France. Ils passent beaucoup de temps ensemble, et on imagine facilement la suite. Mais même là, c’était trop. Le livre passe en second, voire même en 3e plan.
Sincèrement, j’avais d’autres attentes. Et les caractères de Diana et Matthew m’ont beaucoup déçue. J’ai apprécié la maison de la tante de Diana, qui est vraiment originale, et un personnage à part entière finalement.

Diana commence en étant un personnage très indépendant, je n’ai pas saisi pourquoi l’autrice la faisait reculer ainsi. Elle perd pied, et au lieu de s’accrocher aux gens qu’elle aime, elle se fie rapidement à un parfait étranger. Petit à petit, elle s’efface. D’un côté, j’ai trouvé intéressant de partir d’un personnage fort pour dévoiler ses faiblesses. C’était peut-être fait de façon un peu maladroite. Matthew part trop loin pour moi. Aucun atout, et beaucoup de niaiseries pour un vampire vieux de plusieurs siècles. L’histoire de sa naissance en vampire était vraiment chouette. La suite, beaucoup moins. Ses réactions sont souvent exagérées, et peu adéquates.

La romance prend trop de place, alors que je l’attendais beaucoup moins présente. Car pour moi, le livre devait être au centre de tout. Il lance l’intrigue, s’efface, pour revenir. Mais trop rarement pour être réellement développé. C’est dommage, car je n’aurai pas la patience de poursuivre l’aventure. L’histoire d’amour arrive presque trop tôt, et aurait mérité d’être retardée pour arriver justement par la suite.

Autrice : Deborah Harkness
Éditeur : Le livre de poche
Collection : Fantastique
Parution : 2 mai 2012
Pages : 833


mardi 12 décembre 2017

Le maître des illusions

Richard Papen, un jeune boursier californien, intègre une université du Vermont et entre dans un cercle très fermé d'étudiants cultivés et arrogants, aux journées rythmées par l'alcool et la drogue. Il découvre peu à peu que ces jeunes gens s'adonnent en secret à d'effrayantes pratiques ésotériques.


Mon avis

Donna Tartt fait partie des autrices que je rêvais de découvrir. Peu de romans à son actif, mais que de succès ! J’avais envie de la découvrir avec son premier, et je suis plutôt contente de cette première expérience.

Malheureusement, le titre français m’aura un peu induite en erreur : Le maître des illusions. Souvent, un titre me fait déjà imaginer une histoire. Avec celui-ci, j’avais presque une idée précise de ce que je souhaitais lire. Et l’intrigue commençait très bien dans ce sens-là. Le prologue nous plonge dans une université du Vermont, où quelques étudiants se remettent de la mort de l’un de leurs camardes. Puis l’autrice commence son histoire, bien avant ce drame.
Richard sera nos yeux et nos oreilles. Jeune californien, il décide de partir loin de se famille et choisit une université du Vermont pour poursuivre ses études. Intrigué par un cours de grec ultra select, il va tout faire pour entrer dans cette classe. Richard va y rencontrer Bunny, Henry, Charles, Camilla et Francis. Souvent riches et présomptueux, ils se pensent au-dessus de beaucoup de gens. Avec leurs idées tout leur semble possible, tant que c’est en lien avec leur cours de grec.
Le plus abordable de tous est Richard, celui dont on va se sentir le plus proche. Il est un peu gauche en essayant de se faire passer pour l’un d’eux. Loin des gros comptes en banque et des costumes bien taillés, ses mensonges vont souvent le prendre à son propre piège. Mais petit à petit, sa simplicité va attendrir les autres.
Les cinq autres sont des personnages très complexes. Les jumeaux, Camilla et Charles, possèdent une grande part d’ombre, qu’on entrevoit à peine ici. Henry fait penser au chef de bande torturé, prêt à tout. Bunny est le boute-en-train qui joue de son espièglerie pour titiller les autres, souvent méchamment, tout en faisant passer ça pour de l’humour. Francis est celui qui ressemble le plus à Richard. Un chouette type, qui se fait souvent embarquer dans des histoires rocambolesques ! Difficile de tous les décrire sans trop en révéler.

La première partie se déroule avant le drame et m’a vraiment beaucoup plu. L’autrice joue beaucoup sur l’ambiance. Automne et hiver dans le nord des États-Unis, belle et grande université, logements d’étudiants et fêtes tous les soirs. Souvent, je visualisais les décors du film Le cercle des poètes disparus, qui fait partie de mes favoris. L’histoire est radicalement différente, mais pour la visualisation, ce film m’a beaucoup aidée.
Malheureusement, la seconde partie est beaucoup plus lente et sans saveur. Toute la partie intrigue a été totalement balayée pour moi. Une fois le mystère percé, il ne restait plus grand-chose que j’avais envie de suivre. Pour en revenir au titre, j’attendais quelque chose de spectaculaire. J’ai ensuite regardé son titre original : The secret history, qui en effet colle beaucoup mieux.

Je garde pourtant un bon souvenir de cette lecture. Je me pencherai certainement vers les autres titres de l’autrice, car sa plume et son traducteur sont excellents. J’ai découvert un style très punchy que j’aime beaucoup.

Autrice : Donna Tartt
Editeur : Pocket
Collection : Pocket
Parution : 6 novembre 2014
Pages : 789


dimanche 3 décembre 2017

Concours calendrier de l'avent

CONCOURS DE NOËL 

PREMIERS LOTS DU DIMANCHE 24 DÉCEMBRE : EN COURS


Le compte à rebours a commencé ! Noël approche, et pour vous remercier d'être toujours plus nombreux à me suivre, je lance cette année mon premier calendrier de l'avent. 
Durant les quatre dimanches de l'avent, vous pourrez tenter de remporter l'un des 8 livres que j'ai trouvé pour vous, en seconde main. Le livre d'occasion est important pour moi. C'est l'envie de transmettre plus loin, un livre qu'on a laissé de côté. 

Chaque dimanche à 15h, retrouvez deux nouveaux concours. Ils dureront 7 jours, jusqu'au prochain dimanche, où ils se feront remplacer par les lots suivants. Les conditions de participation seront toujours clairement indiquées dans les formulaires, lisez les bien et que la chance soit avec vous !



  • Pour tenter de gagner Une terre d'ombre de Ron Rash, cliquez sur ce lien pour accéder au Google Forms
  • Pour tenter de gagner Les Dames du lac & Les brumes d'Avalon de Marion Zimmer Bradley, cliquez sur ce lien pour accéder au Google Forms.


Vous faire plaisir me tiens à coeur. 



dimanche 12 novembre 2017

Challenge Cold Winter 2017

Chaque année je vous ressors le même blabla autour du challenge. Allons à l'essentiel cette fois. Le Cold Winter est un challenge qui fête sa 6ème édition. Depuis 2012 la bloggeuse Antonine nous propose de nous préparer une petite pile à lire pour tenir durant 2 mois de froid. Le thème ? Le froid, Noël, l'hiver, etc... mais rien n'est figé (dans la glace) chacun met ce qu'il veut dans sa PAL. Dans vos choix de lectures il sera par contre demandé d'intégrer un titre qui correspond à un des 4 menus proposés. 



Les menus 


  • La magie de Noël : lire un livre en lien avec cette fête (de près ou de loin)
  • Flocons magiques : lire un livre du genre fantasy, fantastique...bref magique, mais pas forcément en lien avec Noël ou l'hiver. 
  • Marcher dans la neige : lire un livre de natur writing, de littérature de voyage
  • Stalactites ensanglantées : lire un polar/thriller qui se passe durant l'hiver, où durant une période froide
Le but est de choisir 1 menu minimum et de remplir la condition de lecture du menu choisi. Ou de choisir plusieurs menus. Pour le reste de votre PAL vous êtes totalement libre (froid ou pas, Noël ou pas). 

Où et quand ? 

On se cale sous les couvertures du 1er décembre au 31 janvier (après faut retourner bosser).
Pour participer, rien de plus simple : participez. Que ce soit dans votre coin, en partageant sur le groupe Facebook, sur les réseaux sociaux avec le #coldwinterchallenge, sur votre blog ou en vidéo. Le but c'est de se faire plaisir durant deux mois, d'aimer nos lectures, de partager et de découvrir. 

Ma pile à lire

Je pars sur cette base de pile, mais il y a de fortes chances pour qu'elle bouge un peu durant le challenge. 

  • Un hiver long et rude de Mary Lawson
  • La ferme des Neshov d'Anne B. Ragde
  • L'héritage impossible d'Anne B. Rgade
  • Le rossignol de Val-Jalbert de Marie-Bernadette Dupuy
  • Les soupirs du vent de Marie-Bernadette Dupuy
  • Les Noëls blancs de Christian Signol
  • L'hiver aux trousses de Cédric Gras
  • Les plus belles histoires vraies de Noël de Marc Pasteger
  • Ceci n'est pas qu'une comédie romantique de Julie Grêde
  • L'étrange hôtel de Secret's Hill de Kate Milford
  • Désespérément d'Heather Webber
  • Fangirl de Rainbow Rowell (VO/Relecture)

Je pars sur moins que l'an dernier, et j'avais réussi. Donc bon! faisable quoi. 

samedi 11 novembre 2017

Les bannis et les proscrits, tome 1 : Le feu de la sor'cière

Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l'espoir de préserver le bien.
Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d'un pouvoir perdu depuis longtemps.
Mais avant qu'elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes des ténèbres pour s'emparer de la magie embryonnaire qu'elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible... mais aussi vers la compagnie d'alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux.


Mon avis

Toujours dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, j’ai enfin craqué pour la série de sorcières par excellence, celle dont beaucoup de lecteurs vantent les mérites : Les bannis et les proscrits ! Forcément, j’avais beaucoup d’attentes, suite à tous ces éloges. Je suis heureuse de pouvoir constater que je n’ai pas été déçue de ma lecture.

James Clemens n’y va pas avec le dos de la cuillère et nous catapulte dans un univers fantasy très sombre, où bien des siècles auparavant un énième dictateur décide de prendre le pouvoir sur le monde. Il y arrive, mais n’empêche pas plusieurs personnages de protéger quelque chose de très spécial et qui pourrait nuire à son règne. Des centaines d’années ont passé quand nous rencontrons Elena, une jeune fille issue d’une famille de paysans, qui mène une vie simple. Mais le jour de ses premières menstruations, c’est toute sa vie qui va changer. Brutalement. Je répète : l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère. Elena va en baver, et tout ça, en moins de 24 h.
Un point que j’ai trouvé très différent comparé à d’autres séries fantasy, c’est que ce premier tome avance vite et lentement à la fois. Vite dans le sens où les premières révélations nous parviennent avant la fin du troisième tome, et que les événements s’enchaînent sans réel temps mort. Et si temps mort il y a, c’est pour laisser souffler les personnages un moment, et avoir des explications de la part d’un autre sur la situation. Lentement, dans le sens où l’action du premier tome se déroule sur 24 h-48 h. Le temps s’écoule donc lentement alors que nos personnages vont vivre beaucoup d’aventures.

Elena est un personnage attachant. Elle a forcément le rôle de personnage miroir dans ce premier volume, vu qu’elle ne connaît rien à la sorcellerie. Son rôle va beaucoup évoluer en peu de temps, et son adaptation au changement va être réaliste. C’est-à-dire beaucoup de déni, de colère et de peur. Soit des émotions normales, pour toute personne soudainement propulsée dans une autre vie. Sa condition va apporter quelques réponses aux autres personnages, ainsi qu’au lecteur, et j’ai apprécié cette mise en lumière progressive. Ça nous évite d’avoir toutes les révélations à la fin de l’histoire, ou au début du second tome.
Pour les autres personnages, il faut s’accrocher un peu, car ils sont nombreux. On peut vite avoir la sensation de se retrouver en plein épisode du Donjon de Naheulbeuk ; l’ogre, le métamorphe, l’homme des montagnes, la nymphe, l’el’fe et le chevalier. Une jolie bande pour accompagner notre novice en magie. Pas de réel grand intérêt pour l’un d’eux de mon côté. J’ai su apprécier les boutades de Kral, l’homme des montagnes, ainsi que la solitude de Tol’chuk, l’ogre. Les autres doivent encore faire leurs preuves.

Un univers rudement bien construit, dès les premières lignes. Voilà ce que je retiens surtout de mon entrée dans le monde des Bannis et des proscrits. Le monde est rôdé, les ficelles sont tirées, et l’auteur n’a plus qu’à balader son lecteur. On voit peu d’endroits dans ce premier tome, comme je disais plus haut, l’action se déroulant sur peu de temps, les personnages font beaucoup de choses, au même endroit. J’ai hâte de voir la carte s’étendre dans la suite, et découvrir les autres territoires et obstacles qui attendent toute cette joyeuse clique.
Les rencontres entre les personnages sont aussi intéressantes. On va avoir beaucoup de petits clans au départ, pour que finalement tout le monde se croise et se rejoigne.

Un premier tome très convaincant, qui aura su me satisfaire niveau intrigue et révélations. J’attends de la suite de mieux pouvoir m’attacher aux personnages.


Auteur : James Clemens
Editeur : Milady
Collection : Poche Fantasy
Parution : 6 novembre 2009
Pages : 535
EAN-13 : 9782811200404


mercredi 8 novembre 2017

A little something different

De leur professeur d'écriture créative à la barmaid du Starbucks du coin de la rue... De leurs camarades de lycée au livreur du restaurant chinois... jusqu'à l'écureuil du parc. Tous savent que Lea et Gabe devraient être ensemble !
Malheureusement, Lea est une timide maladive et Gabe un jeune homme bien mystérieux. Pourtant, il se passe vraiment quelque chose de spécial entre ces deux-là, tout le monde le voit. Lisez un peu, vous serez forcément d'accord...


Mon avis

Cette couverture… elle me fait rêver depuis que je l’ai vue. Elle donne le ton du roman, donc si vous n’êtes pas prêts pour une petite romance toute douce et mielleuse, passez votre chemin.

Dans l’un des menus du Pumpkin Autumn Challenge, il y avait « lire une romance » et parmi ceux de ma pile à lire, celui-ci était le plus adapté. Et qu’est-ce que j’ai bien fait ! C’est une lecture très réconfortante pour la saison. Elle entre directement dans mes lectures doudous.
Lu en anglais, je peux vous assurer que c’est un niveau très simple. Le lire en VO m’aura certainement évité de le trouver trop niais. La grande innovation de ce roman réside dans les différents points de vue utilisés. On ne se retrouve jamais dans la tête des deux personnages principaux, Léa et Gabe. L’autrice nous fait voir leur histoire par 14 personnages autour d’eux. Sans ça, ce livre aurait été un peu plat. Sandy Hall jongle entre ses différents personnages, et apporte beaucoup de nuances à une histoire d’amour toute simple.

Léa est timide, et aime beaucoup Gabe. Gabe est encore plus timide, et aime beaucoup Léa. Ils sont faits l’un pour l’autre, partagent les mêmes références, la même passion pour l’écriture et les plats chinois. Le souci, c’est qu’ils n’osent pas s’aborder. Ce sont donc les gens autour d’eux qui vont tenter de faire bouger les choses. Leurs amis, mais aussi le conducteur de bus, la barista de chez Starbucks, la serveuse du diner du coin et le livreur de plats chinois. Même le banc devant l’université et un petit écureuil s’y mettent.
Des personnages un peu clichés, mais affectueux. L’histoire prend son temps, tout comme les personnages. Léa et Gabe auraient mille occasions pour apprendre à se connaître, le lecteur va devoir prendre son mal en patience, car les deux tourtereaux ne sont pas pressés. L’autrice met donc en scène des situations drôles et typiques des journées et soirées des universitaires américains, pile comme on se les imagine.

Si vous recherchez une lecture détente, sans prise de tête, avec de multiples références à des séries des années ’90, des personnages drôles, mais un peu niais, cette petite lecture est idéale ! J’ai passé un excellent moment avec eux. Leurs histoires m’ont attendrie et fait beaucoup de bien. Il y a aussi de jolis messages, comme la confiance qu’on doit avoir en l’autre.


Autrice : Sandy Hall
Editeur : Swoon Reads
Collection : -
Parution : 26 août 2014
Pages : 272
EAN-13 : 9781250061775


samedi 4 novembre 2017

Un palais d'épines et de roses

En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et pourquoi lui et sa cour se cachent-ils derrière des masques ? Quel est le mal qui ronge son royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?
À l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d'origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ? Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.


Mon avis

Livre enfin lu pour le club des Moldus de lecture ! D’emblée, je n’étais pas emballée par ce roman. Jess me l’avait offert en VO il y a un moment pour l’un de mes anniversaires, et j’aurais peut-être dû le lire à ce moment-là. Là, je n’avais plus vraiment le choix, la majorité l’ayant emporté.

Quand on commence un livre sans rien en attendre, on peut difficilement en être encore plus déçue. Je m’attendais à ne pas aimer. Je ne vais pas dire que j’ai été conquise, mais ça a été moins pire que ce que je pensais. Je l’ai lu en alternant la VO et la VF, et une fois passé le chapitre 10, on entre vivement dans l’histoire et elle avance bien. Quelques creux par-ci par-là, mais il y a de l’action. Je ne vois pas l’intérêt d’une suite par contre, la fin de ce tome se suffisant à elle-même.
Je l’ai commencé en grinçant des dents, car l’autrice s’attaque à une réécriture de mon conte et de mon histoire d’amour préférée : la Belle et la Bête. Alors oui, avec une histoire qui de base fait partie de mes favorites, je suis sévère.

Feyre chasse pour nourrir sa famille. Son père a fait faillite et la famille est sur la paille. Alors qu’elle s’apprête à tuer une biche, elle tue également un gigantesque loup. Un Fae. Pour ce crime, Feyre est emmenée à la cour du Printemps, où vit Tamlin, un grand seigneur masqué. Feyre est bien sûr la Belle et Tamlin la Bête. Et les masques de toute la cour du Printemps représentent la malédiction à briser.

Les personnages m’ont plu, dans leur globalité. J’ai beaucoup aimé leurs histoires, Sarah Maas les fouille bien et leur apporte beaucoup de nuances. Lucien remporte la palme de mes favoris. Il incarne à merveille un mélange entre Lumière et Big Ben. À la fois sage, légèrement taquin, mais aussi sévère, il apporte la balance parfaite entre Feyre et Tamlin. En plus, il vient de la cour de l’Automne, il ne m’en fallait pas plus. Ah si, son masque fait penser à un renard. Tu l’as ? C’est bien. Tamlin est charmant, mais un peu cliché. Beau comme un dieu, on ne va pas dire que le fait qu’il ait un demi-masque sur le visage empêche de bien le voir. Il n’est pas transformé en bête non plus, ce qui s’avère bien pratique pour l’aspect « il faut se faire aimer en retour ». Il a le sens du sacrifice, mais est parfois un peu moue du genou. Toutefois, j’avoue que je l’ai pas mal apprécié. Feyre n’est pas le stéréotype des personnages féminins habituels, mais elle n’est pas non plus super novatrice. Son but premier est de s’échapper pour retrouver les siens et partir loin des Faes. Mais on n’est pas dans une réécriture de la Belle et la Bête pour rien, petit à petit, elle oublie son objectif et apprécie Tamlin et les autres. Elle est combattante et acharnée, tout en gardant une certaine fragilité liée à sa famille. Finalement, je pense que j’ai préféré Nesta à Feyre. On la voit peu, et pourtant elle cache bien son jeu, bien mieux que sa sœur. Elle est pour moi plus intéressante.
Je ne dirai pas grand-chose sur la méchante, qu’on rencontre tardivement. En peu de pages l’autrice nous la présente avec de bonnes bases, mais elle reste terriblement clichée. Méchante pour être méchante, et particulièrement maligne. Je ne dirais rien sur Rhysand, car à trop en parler, je spoilerais.

A côté de ça l'univers est très bon. Sarah J. Maas utilise ce qu'elle connait déjà de son autre série Keleana. Ses mondes sont efficaces et intrigants. Avec un monde de Fae on peut aller loin, et proposer beaucoup de choses nouvelles. Explorer les mondes seraient peut-être, éventuellement une des raisons qui me ferait lire la suite. Mais même pour ça je ne pense pas me plonger dans les prochaines aventures de Feyre et les autres. 

Dans son ensemble, je dirais que ce roman est passable. Ça se lit vite et bien. Mais ce n’est pas la réécriture du siècle. Plusieurs passages m’ont fait lever les yeux au ciel. Dont un particulièrement, qui pour moi est une banalisation du harcèlement et du viol. Si c’est en effet un passage clé du Belle et la Bête de Disney, je ne l’aurais par contre pas réécrit comme ça.

La suite se passera de moi, car la fin de celui-ci me suffit.


Autrice : Sarah J. Maas
Editeur : La Martinière Jeunesse
Collection : Fiction J.
Parution : 9 février 2017
Pages : 524
EAN-13 : 9782732472300


mercredi 1 novembre 2017

Promenons-nous dans les bois

Rentré aux États-Unis après des années d'absence, le désopilant Bill Bryson a redécouvert ses concitoyens et les a décrits dans American Rigolos. Il a aussi voulu faire un retour à la nature en s'attaquant à l'Appalachian Trail, un sentier qui serpente sur 3 500 kilomètres, du Maine à la Géorgie. Pour cette aventure qui mêle histoire naturelle et histoires drôles, il s'est choisi un compagnon : son copain d'école Stephen Katz. Car mieux vaut être accompagné dans les bois, où l'on risque de croiser d'étranges créatures qui n'ont pas l'humour de l'auteur...


Mon avis

Idéal pour le Pumpkin Autumn Challenge, j’ai sorti ce livre de ma pile à lire pour partir en balade. Et à ce niveau-là, on est servi ! L’auteur, Bill Bryson, va faire passer un message à toutes ses connaissances, pour savoir si quelqu’un veut bien l’accompagner dans une longue randonnée sur l’Appalachian Trail. Les réponses seront rares, mais Stephen Katz, aussi peu préparé que Bill, veut bien se lancer dans l’aventure !

Une bonne tranche de rigolade, mais trop d’informations. Tous les passages sur leur randonnée, la préparation, leur manque d’expérience et leurs différentes rencontres sont très agréables à lire. J’ai beaucoup ri. Les deux personnages sont attachants et nous ressemblent. Je ne ferais pas la maligne sur un trail pareil. Ils sont humains, et nous le montrent. Ils abandonnent certaines parcelles, préfèrent dormir dans un vrai lit avec petit-déjeuner compris que sous une tente alors qu’un ours renifle les environs. Ils agissent des fois sans réfléchir, sous le coup de la fatigue et du ras-le-bol.
Mais à côté de ça, l’auteur utilise de longs passages pour nous décrire des faits historiques, nous donner des informations sur la faune et la flore environnantes. Et même si c’est très intéressant, au bout d’un moment, on perd le fil. Je n’avais qu’une envie, les retrouver eux, en train de souffler comme des bœufs pour essayer de gravir une énième pente. Pas forcément de connaître les forêts du trail de fond en comble.
Avec tous ces paragraphes informatifs, Promenons-nous dans les bois est une lecture à la fois de détente et d’apprentissage. L’auteur fait un joli mélange d’anecdotes et d’histoire. Son récit est immersif, et c’est principalement ce que je recherche dans une lecture Nature Writing. Si l’auteur arrive à me faire voir les forêts à travers des lignes de texte, comme si j’y étais, il a gagné. On était vraiment bien parti à ce niveau-là, mais malheureusement, des fois, les trop longs passages informatifs me perdaient un peu et me faisaient revenir dans mon salon trop brutalement.

C’est une lecture en demi-teinte, car les passages vécus par l’auteur avec son ami m’ont vraiment beaucoup plu. Sa plume est pleine d’humour et il n’hésite pas à rappeler que certes la marche c’est chouette, et qu’on apprend pleins de choses sur nous-mêmes dans ce genre de moment, mais que dormir dans son lit et pouvoir prendre une douche chaude, c’est le pied ! Mais son côté histoire était parfois de trop.


Auteur : Bill Bryson
Éditeur : Payot
Collection : Voyageurs
Parutions : 2 mai 2013
Pages : 342
EAN-13 : 9782228909167



samedi 28 octobre 2017

L'enchanteur

Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l'ait pas jugé inaccessible, et l'aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l'Histoire.
Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Le voici revenu.


Mon avis

J’en entends de tous les sons de cloche sur Barjavel. Ceux qui adorent, ceux qui trouvent ça vieux jeu ou encore sexiste. Alors bon, j’ai mis tout ça de côté, et j’ai foncé dans « L’enchanteur » tête baissée, légendes arthuriennes, Merlin, etc.

Résultat, je suis assez déçue de ma lecture. Je n’y revenais pas avec entrain et envie. Ce n’était pas une corvée (j’aurais abandonné dans ce cas), mais disons que je voulais simplement connaître la fin. L’écriture est stagnante, les personnages bourrés de clichés et l’aventure avance mollement. Je remets toujours une œuvre dans son siècle quand je la lis. Barjavel a certes des circonstances atténuantes, mais il y a des choses qui ne sont quand même pas passées.

Notamment la romance entre Viviane et Merlin qui est très puérile. Au début, je mettais la facilité de leurs dialogues et pensées sur le compte de l’âge de Viviane. Mais même en grandissant, c’est un personnage qui reste niais. Et pour la Dame du Lac, ça ne va pas. De même pour la rivalité entre Guenièvre et Morgane. La haine de cette dernière contre la reine est le résultat d’un regard sans prétention, et voilà que le personnage de Morgane devient méchant, sans réelles raisons. Niveau sexisme, on est pas mal. Même si je re-souligne encore une fois, oui, Barjavel a le vocabulaire de son époque.
Les hommes ne sont finalement pas mieux lotis. Ils sont beaux, bien sûr, vu que ce sont des chevaliers, mais pas forcément très malins. Perceval et Lancelot arrivent en tête, avec une capacité de raisonnement proche de zéro.

Alors peut-être que la quête du Graal sauve toute cette ribambelle de personnages mollassons ? Même pas ! C’est lent et ça traîne.
Au final, le véritable intérêt que j’ai eu pour cette histoire se trouve dans les premières pages, avec les origines et la création de Merlin. Le reste est assez barbant.
Mes lectures de romans, interprétations, et autres histoires sur les légendes arthuriennes ne s’arrêteront pas là. Mais la version de Barjavel ne restera pas gravée dans ma mémoire.

Auteur : René Barjavel
Éditeur : Gallimard
Collection : Folio
Parution : 1987
Pages : 480
EAN-13 : 9782070378418

mercredi 25 octobre 2017

Terrienne

Tout commence sur une route de campagne... Après avoir reçu un message de sa soeur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et... passe de « l'autre côté ». Elle se retrouve dans un monde parallèle, un ailleurs dépourvu d'humanité, mais où elle rencontrera cependant des alliés inoubliables.


Mon avis

Beaucoup de bons avis autour de ce Mourlevat. C’est TheDreamCatcher qui m’a proposé une lecture commune sur ce titre que nous avions en commun dans nos PAL. Ni une ni deux, j’ai sauté sur l’occasion pour l’en sortir.

Globalement, j’ai aimé ma lecture. La plume de Mourlevat est très agréable. Son univers est intéressant, ses personnages attachants, et il ose prendre des risques et surprendre son lecteur. Malheureusement, je trouve qu’il manquait quelques pages pour que l’univers soit suffisamment fouillé. L’idée de ce monde parallèle qui nous ressemble, mais qui fonctionne sur des bases différentes, était très intéressant. La saleté, la respiration, les pleurs, les maladies sont rayés de ce monde. Leurs émotions sont également bien plus faibles que les nôtres. Tout ça me semblait novateur, et si le livre avait été un peu plus long, on aurait certainement pu aborder ce monde sous différents angles.

Parmi les personnages, notre héroïne est Anne. Elle passe dans ce monde parallèle pour sauver sa sœur Gabrielle, qui s’est fait enlever il y a une année, après son mariage. Avant de trouver le passage, elle va faire la rencontre de monsieur Virgil, un écrivain qui n’aime pas son dernier roman. Sa vie est terne et l’aventure d’Anne le titille.
Anne est courageuse. Et peut-être trop. C’est un reproche que je fais souvent aux personnages qui prennent tous les risques. Le courage est un aspect de la personnalité que je trouve à double tranchant : trop, le personnage en devient irréaliste. Pas assez et l’aventure stagne. C’est difficile de trouver le juste milieu. Ici, Anne est à la limite je dirais. On la sent à fleur de peau avec cette histoire, peu à l’aise dans ce monde, mais elle n’hésite pas à se mettre en danger pour sauver sa sœur.
Sur place, on rencontre Bran, un jeune homme « hybride » qui se sent très à l’aise avec les habitudes terriennes. Il est un personnage très intéressant, car justement ni totalement l’un, ni totalement l’autre.

Il y a deux points qui m’ont particulièrement dérangé dans ce roman. Le premier : la romance. Elle arrive comme un cheveu sur la soupe. Elle se fait assez naturellement, et ce n’est pas mal du tout comme approche. Sauf qu’on est de nouveau dans un schéma « je te rencontre (presque) pour la première fois, et je t’aime ». Je n’ai pas cru au conte de fées pour cette fois. La deuxième : la fin. Elle est très précipitée, alors que j’avais cette sensation de non-commencement avec le reste du roman. C’est comme avoir une intro et une conclusion. Sans la partie du milieu. Les choses se règlent vite. Trop vite.

Pour conclure, je mets l’accent sur le fait que j’ai aimé l’univers, et sa construction, même si j’aurais voulu en avoir 200 pages de plus histoire de bien ancrer le truc. Mais la romance et la fin m’auront laissé de marbre.

Auteur : Jean-Claude Mourlevat
Éditeur : Gallimard
Collection : Pôle-fiction
Parution : 12 septembre 2013
Pages : 406
EAN-13 : 9782070654994

dimanche 22 octobre 2017

Minimalisme et collectionner les livres ?

Voilà une association que je me devais d’aborder avec vous. Depuis quelques mois, je me suis dirigée vers un mode de vie plus minimaliste, j’ai fait beaucoup de tri, jeté et donné beaucoup de choses qui ne m’étaient plus utiles. Mais il y a une chose que je continue d’acheter régulièrement, sans pouvoir me résoudre à baisser ma consommation : les livres.

Alors que je continue d’acheter des livres, je n’achète pourtant aucune nouvelle bibliothèque. Je vous en parlais dans cet article. Cet aspect n’a pas changé. Souvent, quand des livres entrent, des livres sortent. C’est un cycle. Mais justement, en voulant être plus minimaliste, ne devrais-je pas réduire mes achats ? Non. Cette réponse est pour l’instant celle qui me convient. Car mon rythme d’achat est régulier, et surtout, m’acheter des livres me fait plaisir. C’est mon moment bien-être quand une journée a été difficile. Et ces livres me procurent beaucoup de plaisir et de bonheur. Alors que je ne les ai même pas encore lus. Pour ce sujet, je vous renvoie vers cette vidéo, où je vous parle de pile à lire et de son effet sur différents types de lecteur. Et les livres que j’ai déjà lus et qui stagnent sur mes étagères, bien souvent j’aime les feuilleter. Les prêter. Les échanger. Les donner. Il en reste toujours beaucoup quand on jette un coup d’œil à mes bibliothèques. Mais les voir ne m’oppresse pas du tout, contrairement à d’autres objets. Au contraire, accumuler ces livres me procure un certain réconfort.

Devenir minimaliste ne veut pas dire vivre dans un appartement totalement épuré, avec une déco sommaire voire inexistante et peu d’objets. Ce n’est pas ma vision, mais une vision extrême. C’est peut-être le besoin de certains, mais pour moi, être minimaliste, c’est avant tout se rendre compte de ce dont on a besoin ou non. Et surtout ne pas avoir peur de garder les choses qui nous font du bien. Pour l’instant chez moi, on trouve encore trop de livres, de plaids et de tasses. Mais ce sont des objets ou accessoires qui me sont essentiels, en quantité plus ou moins importante. Pourtant, je n’ai qu’une seule moi à mettre sous un plaid. Et qu’une seule bouche pour boire mon thé.

Quand ce mode de vie nous fait envie, il ne faut pas être trop sévère avec soi-même. Oser garder ces objets qui vous réconfortent. Ça ne fait pas de vous quelqu’un de matérialiste. Au contraire, vous savez reconnaître ce qui vous rend heureux.


jeudi 19 octobre 2017

Apostasie

Anthelme croit en la magie des livres qu'il dévore. Étudiant désabusé et sans attaches, il décide de vivre en ermite et de s'offrir un destin à la mesure de ses rêves. Sur son chemin, il découvre une étrange forêt d'arbres écarlates, qu'il ne quitte plus que pour se ravitailler en romans dans la bibliothèque la plus proche.
Un jour, au hasard des étagères, il tombe sur un ouvrage qui semble décrire les particularités du lieu où il s'est installé. Il comprend alors que le moment est venu pour lui de percer les secrets de son refuge. Mais lorsque le maître de la Sylve Rouge, beau comme la mort et avide de sang, l'invite dans son donjon pour lui conter l'ensorcelante légende de la princesse Apostasie, comment différencier le rêve du cauchemar ?


Mon avis

Vincent Tassy m’avait offert son livre lors d’un salon du livre de Paris. Univers sombre et poétique, il avait su me le vendre. Et la période de l’automne me semblait être idéale pour cette lecture.

Difficile de vous résumer ce roman. On navigue à la fois entre un conte et un récit. Ce qui est sûr, c’est que l’auteur ose quelque chose de nouveau. On y retrouve bien une quête, et un héros pour la mener, mais ça s’arrête là. Sa plume accompagne parfaitement cette histoire très sombre, à la limite de l’horreur, qui baigne allègrement dans la philosophie. La construction du roman se fait par plusieurs mises en abyme, entre l’histoire d’Apostasie, celle d’Anthelme et celle des Vermines.

Difficile, encore, de vous dire quels ont été mes personnages favoris. Ils ont tous su me charmer. Leurs différentes aventures les rendent tous à la fois touchants et inquiétants. Anthelme est peut-être le « principal », celui qui réunit toutes les histoires. Il est nos yeux et nos oreilles, car c’est lui que le lecteur va principalement suivre. Tous les personnages apportent quelque chose. Mais finalement, je dirais que ce qui ressort beaucoup de ce roman, c’est son ambiance. La forêt rouge, les ronces et les châteaux délabrés, il y a une atmosphère gothique qui englobe ce roman, et qui en fait une histoire incroyable.
Souvent, je souligne la difficulté de faire quelque chose de nouveau dans le roman de fiction. Qu’importe le genre, ils possèdent tous leurs codes et peu d’auteurs dévient de ces codes. Vincent Tassy prend sa propre direction, tord les codes du conte et du fantastique pour écrire une histoire inédite.

Âmes sensibles s’abstenir. En effet, je vous disais plus haut qu’on est à la limite du roman d’horreur. Certaines scènes sont assez gores, et bien décrites. L’univers est propice pour intégrer ce genre de moments, mais vous voilà prévenus, le sang coule parfois à flots.
J’aimerais vous en dire encore plus sur ce roman. Mais comme il est assez peu commun, la construction d’un avis n’est pas évidente. Je terminerai par vous dire de tenter l’expérience, si les schémas habituels vous barbent, si vous cherchez un conte sombre et gothique, de belles métaphores et des réflexions sur la vie et la mort.
Passez votre chemin si la lenteur d’un texte peut vous freiner, ici je trouve que ce pas calme et lent accompagne parfaitement l’ambiance du récit, mais ça peut ne pas plaire à tout le monde.


Auteur : Vincent Tassy
Éditeur : Chat Noir
Collection : -
Parution : 5 avril 2016
Pages : 333
EAN-13 : 9782375680025
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