samedi 30 septembre 2017

Sorcière, tome 2 : Le cercle

Je ne suis pas celle que je pensais être. Je ne suis pas une fille comme les autres. Je suis la sorcière d'un des Sept Clans. Ma sœur et moi n'avons pas le même sang... Au sein de notre Cercle, je suis trop puissante, maintenant, trop différente pour me sentir à ma place. J'ai l'impression d'être seule au monde. Heureusement, j'ai Nicolas. Il me dit qu'il m'aime et j'ai besoin d'y croire...


Mon avis

Après le Marion Zimmer Bradley, je voulais une lecture rapide. Dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, j’ai choisi de continuer la série Sorcière de Cate Tiernan. Le premier tome m’avait fait bonne impression, avec un traitement des sorcières très différent de ce qu’on a l’habitude de lire. Ici, on ne parle pas vraiment de pouvoir magique, mais plus de sensations, avec l’art de la Wicca.

Le découpage est très court dans cette édition. Alors que la version française tenait en 5 volumes, la version québécoise s’étale sur 15 tomes ! Ce qui est carrément frustrant pour le porte-monnaie. Mais beaucoup plus agréable à l’œil, car les couvertures québécoises sont vraiment canon, contrairement aux françaises.

Ce tome 2 apporte pas mal de réponses sur les origines de Morgan. À la fin du premier tome, on apprenait qu’elle était une sorcière de sang, il faut donc que ses deux parents soient des sorciers. Avec cette recherche arrive également la première vraie relation de notre héroïne. Qui, bien sûr, n’est pas très jolie, et qui n’a jamais rien connu de sérieux. On y parle également beaucoup et surtout d’amitié, de celles qui se déchirent pour des broutilles et qui font partie de la vie.

Ce roman est son écriture restent très jeunesse. Ça se lit vite et bien. Le thème est sympa et bien traité. Mais clairement, pour la profondeur des personnages, on repassera.
La fin laisse Morgan dans une sale situation, mais bizarrement, j’ai peur de déjà connaître la suite et les intentions de certains personnages. J’espère que l’autrice me fera quelques surprises, histoire que je ne devine pas tout.


Autrice : Cate Tiernan
Éditeur : ADA
Collection : -
Parution : 2010
Pages : 342

EAN-13 : 9782896671380

lundi 25 septembre 2017

La chute d'Atlantis

Atlantis, le royaume de la mer, est régi par un système de castes, dans lequel chacun trouve sa place. La belle Domaris, fille aînée du grand prêtre Talkannon, a choisi de devenir une "initiée" : sous la férule du sage Rajasta, prêtre de la Lumière, elle devra donc apprendre les arcanes de la magie pour le bien de tous. La fougueuse Déoris, sa cadette, s'apprête à suivre la même voie. Mais l'arrivée du prince atlante Micon, mutilé par les tuniques noires-des prêtres qui pratiquent la sorcellerie, contrairement au code d'Atlantis-, va totalement bouleverser leur existence. Domaris va s'éprendre de Micon ; quant à Déoris, elle va se laisser séduire par l'adepte Rivéda, qui hésite entre la lumière et les ténèbres et que seul l'amour pourrait sauver.


Mon avis

Mon amour pour la duologie des Dames du lac de Marion Zimmer Bradley n’est plus à prouver, je vous bassine les oreilles avec depuis des années. Quand j’ai appris que par après, elle s’était amusée à écrire des préquels, je me suis dit qu’une relecture dans l’ordre pourrait être fun ! Je précise : il est important de lire dans l’ordre Les dames du lac et ensuite Les brumes d’Avalon. Les autres titres peuvent être lus dans le désordre, ou pas lus du tout, ça ne changera pas votre compréhension des Dames du lac.

La chute d’Atlantis serait donc le premier tome. J’ai peiné à le trouver, car il n’est plus édité. Après réception, je me suis jetée dessus, pour en ressortir assez déçue. Je ne m’attendais pas à quelque chose de révolutionnaire. Mais je souhaitais apprendre quelque chose en plus.
Ce roman est construit de façon très maladroite. Finalement, il pourrait se résumer en quelques pages du début à la fin. Bradley a simplement ajouté énormément de fioritures et de détails inintéressants. Ce que je retiens, ce sont les premiers cultes, les différences entre les prêtresses et l’histoire des deux sœurs Domaris et Deoris.

Domaris est la grande sœur, prêtresse de Lumière par excellence. Son chemin est tout tracé et elle vit paisiblement sa vie. Jusqu’au jour où l’Atlante Micon se fait prendre en charge par son père. Alors qu’elle est promise à un autre homme, Domaris tombe bien sûr amoureuse du prince étranger. Pas de grande surprise. Beaucoup de jalousies et de règlements de compte.
Deoris est plus jeune et elle prendra le chemin inverse de sa sœur. Pourtant, dans leurs différences, les deux sœurs vont vivre des expériences similaires. Et très peu innovantes.
J’ai trouvé les personnages terriblement clichés. En levant plusieurs fois les yeux au ciel, je me disais que l’autrice les avait décrits ainsi pour qu’ils collent à leur époque. C’est l’excuse que j’ai trouvée. Mais aucun n’est très malin. Le rythme est très lent au début, pour être trop rapide à la fin. Il y a un manque de régularité flagrant. Je ne reprenais pas ma lecture avec plaisir, et je voulais avancer simplement pour connaître la fin. Faire le lien avec la suite.
En lisant le résumé de la suite, Les ancêtres d’Avalon, j’ai retrouvé les noms des personnages de la fin de La chute d’Atlantis et j’espère que le suivant sera plus innovant.

C’est un tome 0, une sorte d’introduction aux cultes d’Avalon, qui peut être très intéressant pour justement faire le lien avec ce que deviendront les croyances de Viviane et Merlin. C’est finalement ce que je vais retenir de cette lecture.


Autrice : Marion Zimmer Bradley
Editeur : Pocket
Collection : Science-Fiction
Parution : 2 avril 1998
Pages : 491
EAN-13 : 9782266083492



vendredi 22 septembre 2017

Harry Potter en saturation

Une nouvelle collection chez Primark, Funko Pop, Gallimard et Huginn & Muninn, Harry Potter est partout pour cette rentrée 2017. Le premier tome sortait il y a 20 ans. Aujourd’hui, nous avons droit à tout et n’importe quoi version Harry Potter, de quoi faire chauffer les porte-monnaie de nombreux fans.

Je suis facilement et souvent tombée dans le panneau. Une tasse. Une Pop. Un livre. Une baguette. Une écharpe... Bref, la liste est longue. Des goodies Harry Potter, j’en ai. Beaucoup. Trop ? Je pense m’être arrêtée au bon moment. Je le redis rapidement, on n’a pas besoin de prouver matériellement à quel point on aime un livre ou un univers. Je me souviens de ce commentaire qu’Emilie avait reçu, lui reprochant de ne pas être une « vraie Potterhead », car elle n’avait pas de baguette.

Jamais je ne taperai sur les fans ! Finalement, ils trouvent tout ça à leur goût et achètent pour leur plaisir. Ce que je comprends parfaitement. Je juge plus facilement les magasins et les éditions qui « profitent » des fans. Refaire un énième livre sur des croquis et l’art des films. Décliner en plusieurs autres livres, le contenu d’un seul gros. Refaire des tasses et des pyjamas. Refaire des figurines de personnages possédant déjà la leur. Tout ce que je vois, c’est : argent, argent, argent !



Harry Potter est une merveilleuse saga. Je l’aime tellement qu’elle est encrée sur mon poignet. Mais où est la nécessité d’avoir un exemplaire similaire de ce que je possède déjà ? Bien sûr, mon regard plus minimaliste et mon mode de vie viennent me faire m’interroger sur tout ça. C’est quelque chose que je n’aurais peut-être même pas soulevé il y a deux ans.

Cette rentrée Harry Potter, je vais craquer pour la version illustrée du troisième tome. Peut-être une Pop. Et sans honte. Sans gêne. Pourquoi ? Car je sais, avant même de les acheter, à qui ce sera utile plus tard. Mais finalement, toutes ces éditions différentes d’un seul et même livre, est-ce vraiment nécessaire ? Avons-nous besoin de ce livre à un prix exorbitant qui nous montre l’envers du décor, alors qu’on en a déjà un. Sûrement que certaines choses ne sont pas pareilles d’un livre à l’autre (ils ne sont pas fous, refaire exactement la même chose serait trop flagrant). Est-il nécessaire également d’avoir une nouvelle tasse ? Un nouveau pyjama et un nouveau t-shirt de notre maison ? Pour les montrer ? Prouver par une photo « ça y est ! Je les ai ! » ? Je ne vous blâme pas, vous qui allez craquer, et j’espère que ces articles vous feront plaisir. Je me demande simplement jusqu’où il faut aller avec la fan attitude.


mercredi 20 septembre 2017

Block 46

Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d'une femme.
Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d'enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.
Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie...
En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu'aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.


Mon avis

Merci à la diffusion suisse de Bragelonne pour cet envoi (ainsi que sa suite). Je l’ai lu en lecture commune avec Moment lecture.

La quatrième de couverture prévient : âmes sensibles s’abstenir. En effet, selon les scènes, mieux vaut avoir l’estomac un minimum accroché. Le tueur n’y va pas avec le dos de la cuillère… enfin, ça dépend pour quoi. L’histoire avance assez vite, une fois passé le cap des 70-80 premières pages. Le roman commence lors de la découverte d’un corps en Suède début 2014. Et souvent, les chapitres reviennent sur des faits qui se sont produits en 1944 dans le camp de Buchenwald. Difficile de faire les liens au départ, et c’est voulu.
L’intrigue est bien menée et l’autrice sait nous aveugler. Jusqu’aux dernières pages, j’ai cru à quelque chose, et je trouvais cela beaucoup trop simple. Je voyais la déception venir. Finalement, et heureusement, l’autrice nous réserve un beau retournement de situation, et c’est sympa.

J’ai eu plus de peine avec les personnages. Alexis, le personnage qu’on rencontre en premier, écrit sur les tueurs. Elle est une amie très proche de la victime en Suède, et va mener l’enquête comme elle peut pour comprendre ce qui est arrivé à son amie. C’est une personne très tendre, qui a été blessée par le passé et cette plaie peine à se refermer. Mais Emily est le personnage le plus marquant. Profileuse de renom, elle agit vite et bien. C’est une personne pragmatique, qui pense plus vite que les autres. J’ai beaucoup aimé ce personnage franc, et parfois froid. Elle arrive à sceller certaines de ses émotions durant les intrigues pour ne pas se faire attendrir. La fin nous la fait entrevoir différemment, avec une sensibilité qui nous avait été cachée durant tout le roman. Le tueur est fort, mais un peu con. L’identité du tueur est bluffante, mais ses actes sont trop irréfléchis, on comprend rapidement qu’il va se faire avoir par ce manque d’attention. Finalement, son pygmalion est plus intéressant.

On découvre aussi la Suède et ses coutumes. On voit peut-être trop peu les villes. Difficile de visualiser des endroits qui ne sont pas un minimum décrits. J’aurais aimé en voir plus.
Sinon, l’atmosphère glaçante et l’ambiance glauque des camps sont très bien retranscrites. L’autrice joue beaucoup sur les odeurs du camp de concentration, tous les sens sont sollicités et essaient de nous transmettre toute l’horreur.


Autrice : Johana Gustawsson
Éditeur : Bragelonne
Collection : Thriller
Parution : 21 octobre 2015
Pages : 328
EAN-13 : 9782352949091


lundi 18 septembre 2017

Charley Davidson, tome 7 : Sept tombes et pas de corps

Faucheuse brillante et détective privée, Charley Davidson doit affronter de nombreux problèmes. Alors qu'elle est traquée par une meute de chiens diaboliques, son père disparaît au cours d'une enquête mystérieuse, le souvenir de son ancienne meilleure amie la poursuit constamment et une célébrité locale tombe sous le charme de son fiancé.


Mon avis

Peut contenir des spoils sur les tomes précédents de la saga. Pour voir mes précédents avis, rendez-vous au sommaire.

La fin du tome 6 nous laissait sur une révélation de dingue ! La suite était donc indispensable, pas trop tardivement (moi + les sagas = je prends du retard tout le temps !). Du coup, sachant que ma petite Moody avait une panne de lecture, j’ai décidé de la consoler avec Reyes Farrow en lui proposant une lecture commune. Sachez-le, Reyes est un excellent remède, à à peu près tout et n’importe quoi.

Merci Darynda Jones d’ENFIN se concentrer sur l’intrigue principale, à savoir le rôle de Charley et Reyes dans leur combat contre Satan. Les précédents tomes prenaient leur temps pour nous apporter des réponses, et les enquêtes de Charley prenaient beaucoup de place. Laissant le lecteur pas mal dans le flou concernant le gros morceau de l’intrigue.
Comme à son habitude, le style est entraînant et plein d’humour. Je ris souvent toute seule en lisant ces romans, et ça fait du bien. Le seul reproche que je pourrais leur faire, c’est que souvent, les actions vont vite et ne décrivent pas en détail les scènes, du coup il est difficile de visualiser correctement ce qu’il se passe, surtout lors de moments pleins de rebondissements.

Charley est enceinte, et le petit Pépin de pomme en elle est certainement la clé du gros problème (Satan). Son but est de le protéger avant tout, mais vous connaissez Charley, impossible pour elle de tenir en place et dès que les ennuis approchent, elle fonce tête la première. La Faucheuse se découvre également de nouveaux pouvoirs, qu’elle apprend à maîtriser comme elle peut. De simple passage pour morts, elle devient un être vraiment très puissant, elle-même ne contrôle encore que très peu tout ça, mais les résultats quand elle essaie de se surpasser sont bluffants ! Si Reyes vous manquait, vous serez heureux d’apprendre qu’il est très présent, et surtout très protecteur. Si vous vous demandiez comment on peut guérir de plaies avec un rouleau de scotch, la réponse est dans le bouquin.

À part quelques soucis de visualisation, ce septième tome est vraiment bon ! Les réponses arrivent enfin, les choses se mettent concrètement en place, et ça fait du bien.
La suite est déjà dans la biblio, et je vais tâcher de l’en sortir rapidement.


Autrice : Darynda Jones
Editeur : Milady
Collection : Bit-Lit poche
Parution : 28 août 2015
Pages : 432
EAN-13 : 9782811215217


mercredi 13 septembre 2017

Vers le minimalisme : les vêtements

Aujourd’hui je m’attaque au dressing. Ce dernier n’a jamais été très foisonnant. Mais j’étais la reine de l’achat impulsif, et de l’oubli dans la penderie de cet achat en question. Souvent, je trouve des pièces magnifiques en magasin, et une fois chez moi, je me demande bien quand et avec quoi je pourrais les mettre. Pour finir, elles restent pendues à un cintre, ou pliées en quatre pendant des mois.



Dernièrement, quand je me suis mise à penser zéro déchet, j’ai aussi pensé minimalisme. Et j’ai fait un super tri dans l’armoire. Ma grossesse m’a également fait voir que je mettais constamment les mêmes vêtements, et que ceux que je ne pouvais plus vraiment mettre durant cette période ne me manquaient pas. Un gros sac est enfin parti vers la Croix-Rouge, et j’y vois plus clair dans mon armoire.

Aujourd’hui, j’ai décidé d’arrêter d’acheter des vêtements. Ça semble un peu radical comme ça, mais finalement, ce n’est pas très compliqué. Je le fais sans m’en rendre compte depuis plusieurs mois. Quand il me manquera cruellement une pièce, je vais essayer de l’acheter soit en seconde main, soit neuve, mais fabriquée de manière plus éthique. Le but est de ne plus injecter de l’argent dans une pièce neuve et peu chère, qui va me lâcher au bout de quelques mois ou années. Les vêtements durables, quand on est un adulte, ce n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres, au contraire. Selon notre métier ou nos activités, nous sommes assez grands pour prendre soin de nos affaires. Ces vêtements sont censés durer des années. Le fameux « je n’ai plus rien à me mettre » ne m’est plus arrivé depuis des mois. Maintenant, je connais mes envies et mon corps et je sais dans quels vêtements je suis bien, ceux que je peux mettre pour sortir, pour travailler, pour cocooner le dimanche chez moi etc. De chaque je ne possède plus que quelques pièces, et je m’en contente largement. Est-ce que la robe de la vitrine est vraiment nécessaire ? Elle est belle, mais j’en ai d’aussi belles dans mon armoire. Et finalement, si je n’y pense plus au bout d’une semaine, c’est qu’elle n’était pas assez belle, ou pas nécessaire à ma penderie.

L’impact ? Sur mon porte-monnaie, mon temps et la place dans mon armoire. Économie de temps et d’argent, et plus de place dans mon armoire pour y voir plus clair.


dimanche 10 septembre 2017

Comment élever les enfants les plus heureux du monde?

Aux personnes sans enfant, ce livre peut vous sembler totalement inutile, et pourtant, détrompez-vous. Ce bouquin parle vaguement d’éducation, et ce n’est pas ce sujet que je vais aborder en vous donnant mon avis dessus. Tout ce qui touche à l’éducation des enfants n’a pas sa place ici, et je ne souhaite pas partager sur ce genre de sujet. Mais je me devais de vous parler de ce livre, tout de même, juste pour vous. Pour votre bien-être personnel. Les éditions Lattès me l'ont envoyé, et bien que je ne sois pas super fan des livres sur les enfants (un c'est cool, trop on mélange tout), celui-ci m'a tout de suite plu. 

On entend très souvent, ces derniers temps, que les Danois sont les gens les plus heureux du monde. Leur secret n’en est plus un depuis un moment. Leur mode de vie repose essentiellement sur l’entraide, la bienveillance et le recentrage de soi. Ce livre nous fait nous remettre en question. « Comment suis-je avec les autres ? » — « Que provoque cette phrase sur la personne d’en face ? » Les autrices nous font voir que des fois, sans nous en rendre compte, nous dénigrons les autres. Pourtant, si cette personne agit de la sorte, c’est qu’il doit y avoir une raison. On ne sait pas ce qu’elle vit, et sa réaction est peut-être peu appropriée, mais sommes-nous ceux qui doivent en plus la rabaisser dans nos paroles ?
Depuis cette lecture, je pense beaucoup plus à ce que je dis. Je réfléchis et essaie toujours d’aller vers la bienveillance, ou l’ouverture d’esprit. Je ne suis pas pour trouver des excuses de comportement à tout bout de champ à tout le monde. Mais je me demande sincèrement si je suis la personne qui doit pointer leurs mauvaises actions du doigt. On peut lire ce livre pour repenser l’éducation de nos enfants en effet, ou simplement notre manière de vivre avec les autres.

À travers de bons exemples, toujours tournés vers l’enfant, les autrices mettent en avant des manières de nous recadrer et de changer certaines façons de nous exprimer. Mais ça marche pour tout le reste. Les enfants veulent en effet nous copier, autant donner le bon exemple. Mais on peut le faire tous les jours, avec les gens de notre entourage. Famille, amis, collègues et connaissances.

Ce genre de livre n’est pas là pour vous faire la morale. Ils permettent de se rendre compte de certaines choses. Et des fois, ça nous concerne, d’autres fois non. Il n’est pas non plus conseillé de tout prendre au pied de la lettre. Il suffit de picorer les éléments qui vous parlent, ceux que vous vous voyez adopter. Le bonheur ne se trouve pas dans les livres. Il n’y a pas de recette miracle. Et pour l’éducation ou notre savoir-vivre en communauté, c’est pareil. Mais il peut y avoir de bons conseils, à appliquer selon notre entourage et notre manière de vivre avec eux.



Autrices : Jessica-Joelle Alexander et Iben Dissing Sandhal
Éditeur : JC Lattès
Collection : Parent +
Parution : 5 avril 2017
Pages : 235
EAN-139782709659338

jeudi 7 septembre 2017

Belgravia

15 juin 1815. Tandis que les troupes de Napoléon sont en marche, la jeune Sophie Trenchard ne peut cacher sa joie. Issue d'une famille d'intendants, la voilà invitée au bal de la duchesse de Richmond, l'événement qui réunit la plus brillante société de Grande-Bretagne à Bruxelles. Elle espère surtout y croiser le beau Edmund Bellasis, le meilleur parti du moment. Mais la soirée est interrompue par l'annonce d'une bataille imminente : Waterloo. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard se sont installés à Belgravia, bastion londonien de l'aristocratie. Mais un scandale passé menace leur insolente réussite...



Mon avis

Merci à ma Sauvage préférée pour ce cadeau d’anniversaire. À peine arrivé, Emilie me proposait déjà une lecture commune dessus, et hop, je n’ai pas pu résister. Fans de Downton Abbey, ce livre vous plaira certainement.

Déjà, car il s’agit du même auteur. Pour la série télé, Julian Fellowes était pratiquement seul aux commandes, et quand on voit le résultat, on lui reconfierait une série les yeux fermés. Son talent à la mise en scène se ressent dans sa plume. Il glisse avec facilité d’un personnage ou d’une action à une autre, sans perdre son lecteur. J’avais peur de me perdre dans les différents titres et noms des nombreux personnages, mais ils sont finalement tous rapidement reconnaissables. Les chapitres sont longs, ce qui peut parfois déplaire à certains lecteurs qui aiment s’arrêter uniquement aux chapitres pour leurs pauses. Mais rassurez-vous, les paragraphes sont bien coupés, et permettent de s’arrêter sans problème et sans se sentir perdu. Un style plaisant et fluide, pour supporter une intrigue intéressante, soit un très bon moment de lecture.

La famille Tranchard s’est fait un nom grâce aux ambitions de James, le père de famille. Leur réputation est fragile, et rien ne doit venir l’ébranler. Alors quand un scandale menace sa fille, James Tranchard est prêt à tout pour étouffer l’affaire, quitte à bouleverser des vies entières.

Les personnages sont très bien travaillés. On les découvre d’abord en surface, et les préjugés vont bon train. Mais plus l’intrigue avance, plus ils se révèlent. L’auteur n’hésite pas à les creuser, jusqu’à atteindre leur fragilité et nous les montrer sans masque. Chacun préserve ses intérêts, quitte à détruire la vie des autres. J’ai beaucoup aimé nombre de leurs échanges, toujours distingués et polis, mais remplis d’hypocrisie et de rancune. Les personnages se narguent à la limite du respect, mais ça passe, car c’est fait avec tellement de bonnes manières. Les différentes classes sociales sont également bien représentées. On retrouve l’importance des domestiques. L’ambiance « Downton Abbey » est là, et je l’ai retrouvée avec plaisir.
Pour citer mes personnages favoris, on retrouve Caroline Brockenhurst, qui fait clairement penser à Lady Violet dans Downton. Vieille et pleine de préjugés, mais pas si méchante et avec un bon fond, finalement. Sans être totalement gentille, elle fait partie de mes préférés, car intrépide malgré son âge avancé. Sans elle, le roman aurait perdu en saveur. On aime détester son snobisme, et à la fois on admire son ouverture d’esprit. Anne Tranchard peut parfois paraître un peu absente et lisse, pourtant elle fait partie des personnages principaux, mais plus l’histoire avance et plus elle impressionne. Beaucoup de choses vont se jouer autour d’elle et de ses décisions. Très maligne sous son apparence de Dame-qui-ne-pense-pas, elle sait quelle carte jouer et à quel moment de la partie. Mine de rien, Susan Tranchard se fait habilement passer pour une jeune femme écervelée, alors qu’elle cache bien son jeu et son ambition. Charles Pope est bien sûr, sur ma top-liste, car adorable et trop sincère.
Du côté des personnages moins cool, Oliver Tranchard est une belle tête à claques et John Bellasis rafle la mise, haut la main ! Cupide, égoïste et vantard, un parfait non-gentleman. Ils sont parfaits dans ces rôles et apportent toutes les nuances dont l’histoire a besoin.

L’intrigue est très bien amenée. On croit d’abord tout savoir, avant la plupart des personnages, et finalement notre intérêt pour cette histoire repose sur la façon dont chacun va apprendre la vérité. Mais l’auteur nous réserve un dernier twist final, qui remet tout le roman en question.
Bref, une histoire qui se dévore lors d’un week-end pluvieux.


Auteur : Julian Fellowes
Éditeur : 10X18
Collection : Littérature étrangère
Parution : 1er juin 2017
Pages : 522
EAN-13 9782264070005



lundi 4 septembre 2017

La renarde

A quarante-sept ans, Nicole, qui vient de perdre brutalement son mari et dont les enfants sont partis, décide de se retirer loin du bruit de la ville dans sa maison familiale en Bourgogne. La solitude et la vie rude l'effraient un peu. Mais, très vite, elle redécouvre la nature et ne tarde pas à renaître. 
Une magnifique histoire d'amour et un hymne à la vie, par l'auteur de la saga Les Gens de La Paulée.


Mon avis

Océane m’avait offert ce livre, qu’elle avait eu bien du mal à trouver en plus, lors de notre swap d’été en 2016. Si vous n’aviez toujours pas deviné mon amour pour les renards, ce titre vous met sur la piste. L’histoire de cette femme en deuil après la mort de son mari, avec qui elle avait une relation fusionnelle depuis toujours, qui peine à reprendre pied et part s’isoler à la campagne me tentait beaucoup. Lors d’une promenade en forêt, elle va tomber sur une renarde avec qui elle va créer un lien spécial.

Je suis très mitigée sur cette lecture. Autant tous les messages et moments de reconstruction grâce à la nature, les balades, les nouvelles rencontres et les animaux de la campagne m’ont beaucoup touché, autant le personnage de Nicole est parfois très mal décrit par l’auteur, ce qui la fait rapidement tomber dans certains clichés que j’aurais préféré ne pas trouver dans ma lecture.
La plume n’est pas plus entraînante que ça. On avance doucement dans ces 190 pages et la renarde est finalement un personnage très secondaire.

Nicole vient vivre dans cette maison, seule, pour se remettre de la mort de son mari. Grâce à la rencontre avec une renarde, elle va gentiment refaire surface. Petit à petit, elle va également se lier d’amitié avec les habitants du village et découvrir un mode de vie qu’elle ne soupçonnait même pas, elle qui vient de Paris. Malheureusement, souvent, l’auteur accable Nicole d’une personnalité très cliché. Elle se rabaisse en s’insultant elle-même de connasse ou salope, qui sont des mots très forts je trouve. Autant je me traite parfois d’idiote quand je fais une erreur, autant je ne me suis jamais traitée de salope ou de connasse. Je trouve ça de trop. Nicole a souvent d’étranges réactions, que je n’ai pas trouvées en adéquation avec son personnage. J’ai rapidement jugé, je l’avoue, car je me demandais si cette description était là parce que l’auteur était un homme, et non pas une femme, et qu’il avait simplement mal décrit son personnage, ne le comprenant peut-être pas. Et pourtant, cette fois, cette réflexion est cliché de ma part. Un homme peut parfaitement décrire une femme et inversement. D’autres auteurs ou autrices le font. Mais visiblement, Hugues Douriaux n’y arrive pas forcément très bien.

Les balades en forêt étaient plaisantes et reposantes. Pleines de charme et de tranquillité. J’ai beaucoup aimé cette ambiance. Malheureusement, trop peu présente pour sauver totalement le bouquin.


Auteur : Hugues Douriaux
Éditeur : Le grand livre du mois
Collection : -
Parution : Novembre 2007
Pages : 188 pages
EAN-13 : -



lundi 28 août 2017

Vers la zéro déchet : un peu partout

Après le zéro déchet dans la salle de bain et la cuisine, je me demandais comment regrouper le reste. Les habits, les sorties, le salon, le bureau etc. Alors bon, on va faire un article pêle-mêle pour parler d’un peu tout. C’est à ça que ressembleront les prochains articles, je pense. Dès qu’il y aura plusieurs tests et changements dans mon avancée vers ce mode de vie, je ferai un article pour partager avec vous mes tests et ressentis. Dans les précédents, les choses étaient un peu plus posées on va dire, car ce sont des méthodes adoptées depuis un moment. Je ne pouvais que vous donner mon ressenti final, car le test avait déjà été effectué depuis longtemps.

Les produits ménagers

C’est tout de même un gros chapitre quand on décide de passer au zéro déchet. Les bouteilles de produits en tous genres s’accumulent rapidement dans nos placards. Comme toute jeune personne qui part de chez ses parents, à 20 ans, je m’étais dit « je n’achèterais jamais autant de produits qu’eux, et du coup ça ne prendra pas la poussière », que nenni ! Je me suis bien retrouvé avec de nombreuses bouteilles de produits chimiques, me promettant de nettoyer tout mieux que tout le reste.
Ça a aussi été l’un de mes premiers gestes : fabriquer mon nettoie-tout maison. Si vous n’êtes pas fan des recettes maison, sachez que celle-ci fait partie des plus simples au monde. Eau + vinaigre d’alcool… et c’est tout. Je rajoute de l’huile essentielle de lavande, parce que j’aime bien l’odeur. Mais j’utilise ce nettoie-tout pour pleins d’endroits, et il nettoie vraiment bien.
Sinon, on pense bien sûr au bicarbonate de soude, à la cire d’abeille, au citron, mais tout ça, naturel bien sûr.

Avec ça, on pense aux chiffons et éponges qu’on achète pour jeter. Fini aussi. Pour la vaisselle, je suis passée aux brosses en bois, qui tiennent bien plus longtemps que les éponges. Et les chiffons viennent de vieux t-shirts. Pour les repas, on passe aux serviettes en tissu plutôt que les serviettes en papier, j’ai commandé les miennes à Anaïs de la boutique De lettre en lettre, et j’en suis très contente.

Les vêtements

Je m’essaie depuis un petit moment au troc, échange et revente. Pour un peu tout, mais on parlera de minimalisme dans un prochain article, et donc de vente, don ou troc. Pour les vêtements, je souhaite éviter le neuf. Et garder les actuels le plus longtemps possible. La mode ne m’intéresse pas vraiment, quand j’aime une pièce c’est personnel, et non pas parce que c’est la mode. Du coup, je commence à prendre plaisir à fouiller les vides dressings. Le café de L’ancienne gare/Nouveau monde organise quelques fois dans l’année des vides dressings et j’y ai vraiment fait de belles trouvailles.



Les sorties

Ce n’est pas parce que ça n’atterrit pas dans nos poubelles que ce n’est pas grave. Essayer d’agir même en sortie, ce n’est pas toujours simple. Ma première étape a été de refuser les pailles en plastique dans les restaurants et les bars. Pour la maison, j’ai des pailles réutilisables, mais ce n’est pas le cas partout. Et on est tous capables de boire dans un verre sans paille. Et si vraiment, on garde sa paille en plastique dur ou inox avec soi dans son sac, et on dégaine en cas de besoin.

J’évite également de prendre des glaces dans des gobelets, je préfère le cornet en biscuit, au moins tout se mange et pas besoin de jeter la petite cuillère en plastique ni le gobelet.

J’ai échangé ma bouteille en PET pour une bouteille en verre de la marque Equa et une autre en tritan de la même marque. Le tritan n’est pas encore très connu, et certaines études prouvent déjà ses défauts, mais je trouve ça toujours mieux que le PET. J’évite ainsi de m’acheter à chaque cinéma ou sortie une bouteille d’eau jetable. Je remplis depuis la maison et je garde dans mon sac. Économie et moins de déchets.

jeudi 24 août 2017

Concours livres d'occasion

PAS DE CONCOURS EN CE MOMENT


Quel plaisir de vous écrire cet article! Je réfléchis beaucoup en mangeant le petit déj’. Je profite de ce moment de calme pour mettre toutes mes idées en place. Plus ou moins. Et un matin j’ai repensé à ce coup de coeur que j’avais vu chez Emmaüs, et je me disais “mais quel dommage que ce livre que j’ai tant aimé, soit là, à attendre”. Et juste après j’ai réfléchis aux concours, qui sont parfois difficile à organiser avec des titres plus anciens.. Et la BIM ! Pourquoi ne pas acheter ces fameux coups de coeur, à moindre coût en seconde main, et vous les offrir ? Pensez bien que j’adorerais pouvoir vous offrir des livres neufs, mais mon budget ne me le permet pas. De plus les livres d’occasion vont avec ma démarche zéro déchet, dont je vous parle régulièrement, et moi-même je fais gonfler ma PAL avec le seconde main.

Cet article sera donc dédié à ces concours. Dès que j’aurais rassemblé quelques titres, je vous ferais un formulaire Google, pour que vous puissiez participer et me donner toutes les infos nécessaire à l’envoi. Il suffira de bien lire et prendre connaissance des modalités de participations accompagnants chaque concours. C'est important, ça évite les questions. Les concours seront ponctuels, sans aucun rythme précis. Ouverts à l’international. Acheté et emballé avec à mes petites mains.

Vous faire plaisir me tient énormément à coeur.

L'attrape-rêves

Louise vit au bout du monde, tout là-haut, dans une vallée belle et rude dont les rares habitants n'aiment pas se mélanger avec ceux « d'en bas ». Alors, quand un nouvel élève déboule dans la classe en cours d'année, Louise, comme les autres, pense à une erreur. Non seulement Chems n'est pas de la vallée, mais il est différent, avec ses cheveux longs, la couleur de sa peau, la vieille caravane dans laquelle il vit avec sa mère au milieu des bois... C'est cette différence que Louise trouve attirante.
Elle est bien la seule. Pour les autres, comme son père, un étranger n'a rien à faire dans la vallée où le travail manque, où la scierie du coin bat de l'aile.
Louise se sent coupée en deux. Mais Chems va prouver qu'il aime cet endroit comme s'il y était né. Quitte à le défendre au péril de sa vie.


Mon avis

Couverture envoûtante. Forêt. Titre accrocheur. Auteur à découvrir depuis si longtemps. Il ne m’en fallait pas plus pour craquer pour L’attrape-rêves de Xavier-Laurent Petit, auteur phare des éditions Écoles des loisirs.

Louise vit dans la vallée. Et les habitants de la vallée ne se mélangent pas avec ceux d’en bas, et vice versa. Même les classes sont séparées. Alors, le jour où Chems débarque dans la vallée avec sa mère, les habitants ne sont pas très enthousiastes. Ces nouveaux arrivants sont tellement peu désirés que tout le monde tentera de les faire partir. Sauf Louise.

Je ne sais pas si j’avais une idée précise de ce que j’allais lire, mais quelques suppositions me traversaient l’esprit. Et aucune ne s’est révélée juste. Tant mieux d’un côté. J’ai été surprise, et en bien. La plume est rythmée, on avance avec facilité et plaisir dans cette histoire. L’ambiance est pesante, et m’a parfois rappelé Le cœurdes louves de Stéphane Servant. Dans le genre village reculé qui fait sa loi lui-même, L’attrape-rêves se place en bonne position. Les chapitres sont courts et l’histoire ne s’attarde pas sur des détails peu utiles, ce qui fait que le roman avance vite. L’auteur n’hésite pas à faire des bonds dans le temps pour que les actions importantes arrivent plus vite. Ça peut parfois enlever un peu de consistance aux personnages secondaires, qui finalement défilent plus comme des ombres. Mais les principaux sont bien mis en valeur.

Louise est une adolescente très attachante. Plus ouverte sur le monde que ses camarades de classe, elle reste toutefois une jeune fille peu sûre d’elle à certains moments. Elle ose peu donner son avis, préfère voir Chems en cachette pour éviter de se faire railler par les autres. Ce qui découle d’une certaine logique. Je connais peu d’adolescents prêts à assumer tous leurs choix. Même à l’âge adulte, il est parfois difficile de faire front face à une majorité. Louise est réaliste dans ses actes, l’auteur n’en fait pas une adolescente idéale et courageuse ! Elle a ses craintes et ses préjugés. Chems est un peu un ovni dans cette vallée. Lui et sa mère savent qu’ils ne sont pas les bienvenus. Même s’ils sont la raison de beaucoup de bouleversements, on les connaît très peu. J’ai trouvé dommage de ne pas avoir plus de détails sur leur vie d’avant et la raison qui les a poussés à venir vivre ici. On survole beaucoup ce personnage, alors qu’il est important. Le père de Louise est aussi très important et bien traité. Il représente précisément le genre d’habitant qui a ses habitudes depuis des années, et qui ne veut pas en changer. Si sa vie est comme ça, elle ne doit surtout pas évoluer.

L’auteur traite des sujets importants en arrière-plan, grâce à la relation des deux adolescents. Comme les changements, qui peuvent être de bonnes ou de mauvaises choses. La modernité, qui arrive dans des endroits reculés. Les habitudes et routines qui sont bouleversées. La valorisation comme moyen de pression auprès d’une population, des fois ignorante. L’indépendance des enfants face à leurs parents. Ceux qui partent et ceux qui restent pour reprendre le flambeau. Plein de situations différentes se confrontent pour que L’attrape-rêves devienne un roman majeur. Ceux qu’on conseille sur le passage de l’enfance, adolescence à l’âge adulte. Ceux qu’on recommande pour une prise de conscience du monde qui nous entoure.


Auteur : Xavier-Laurent Petit
Editeur : Ecole des loisirs
Collection : Médium
Parution : 13 avril 2016
Pages : 270
EAN-13 : 9782211111430



lundi 21 août 2017

Revivre à Butternut, tome 1 : Mon voisin du bord du lac

Après avoir perdu son mari en Afghanistan, Allie Beckett se réfugie dans le vieux chalet familial, au bord du paisible lac de Butternut. Cependant, elle s'inquiète. A-t-elle bien fait de s'installer dans cette cabane isolée et sans confort avec Wyatt, son fils de cinq ans ?
Bien sûr, elle n'est pas totalement seule. Dans la petite ville proche du lac, où elle n'est pas revenue depuis dix ans, elle renoue avec des amies précieuses.
Et puis, sur la rive d'en face, il y a son voisin, un certain Walker Ford. Personne ne le connaît vraiment. On dit qu'il est solitaire et peu loquace. Ça tombe bien, Allie n'aspire qu'à la réclusion et à l'oubli.
Un soir, Walker se précipite chez Allie et Wyatt pour les mettre en sécurité avant qu'une tempête annoncée ne se déchaîne.
Car les eaux tranquilles du lac ne sont jamais à l'abri de tornades dévastatrices...


Mon avis

Étant dans cet état un peu latent, au niveau de mes lectures, attendant LE livre qui allait me refaire quelque chose, je me suis dirigée vers un livre très léger, voire même carrément cliché dans son genre : Revivre à Butternut. Quand on sait dans quoi on se lance, certains clichés peuvent passer sans nous faire lever les yeux au ciel, car on s’y attend. À ce moment-là, j’avais besoin de ce genre de lecture, j’ai eu ce que je cherchais et j’ai passé un délicieux moment.

Allie vient vivre à Butternut avec son fils Wyatt après la mort de son mari deux ans plus tôt. Elle a besoin d’espace et de solitude, le vieux chalet familial inhabité est idéal pour ça. Sauf que de l’autre côté du lac, juste en face de son ponton, une maison moderne vient d’être construite et son nouveau voisin lui enlève tout espoir de solitude.

Je ne vous le referai pas à chaque fois, mais qui dit romance, dit deux personnages qui ne s’aiment pas beaucoup, mais s’attirent tout de même pour d’obscures raisons. Et souvent, le happy end. Allie est sympathique. Classique sans être le cliché des personnages féminins habituels dans ce genre de roman. Elle a son deuil à faire, mais en même temps une vie de maman à mener. Elle est débrouillarde, mais souvent rattrapée par son malheur qui la cloue sur place. Walker, le voisin, est sympa, mais un peu froid. Lui aussi, son passé ne le laisse pas vraiment tranquille.
Butternut est une charmante petite ville, c’est souvent le détail qui me fait acheter une romance. Le lieu. J’ai besoin de retrouver ces petits endroits cachés, où les gens se connaissent et s’entraident. C’est rempli de bon sentiment, et ça me va comme ça.

Cette histoire n’a rien d’exceptionnel, mais elle vous fera passer un moment de lecture très tendre. Idéal pour une journée d’été.


Autrice : Mary McNear
Éditeur : J’ai Lu
Collection : Pour elle, Promesses
Parution : 2 avril 2014
Pages : 318
EAN-13 : 9782290078235


vendredi 18 août 2017

Calpurnia

Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l'été, elle s'interroge sur le comportement des animaux autour d'elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums.
Aidée de son grand-père, un naturaliste fantasque et imprévisible, elle note dans son carnet d'observation tout ce qu'elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes? Et à quoi sert une bibliothèque si on n'y prête pas de livres?
On est dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1 899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes, elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d'être une jeune fille a l'aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté?


Mon avis 

En ce moment, je suis dans une phase de lecture étrange. J’ai envie de lire. Plein de choses variées. Toute ma PAL me fait envie. Et pourtant, une fois que je commence un bouquin, je suis immédiatement lassée. Heureusement, la lecture après celle-ci est en train de remédier à ça. Je ne m’inquiète pas, chaque été c’est la même chanson, je me sens mollassonne même dans mes lectures.

Calpurnia était une lecture estivale par excellence. Malheureusement, j’ai trouvé le style très lent et il y a un manque de dynamisme flagrant. Pourtant, l’histoire était vraiment très chouette. Pleine de tendresse et de vérité. L’autrice met en avant des us et coutumes de l’époque qui révoltent Calpurnia, 12 ans, seule fille au milieu de 6 frères. En 1899, au Texas.

Nous sommes en plein été caniculaire, et Calpurnia découvre la faune et la flore avec son grand-père bourru. Elle va aller de découverte en découverte et s’émerveiller devant cette nouvelle science. Sauf que, et c’est là toute la force de ce roman, Calpurnia est une fille, et les filles à cette époque apprennent à coudre, tricoter ou cuisiner. Et non pas à courir dans les bois à la recherche de plantes.
Ce que j’ai aimé avec ce personnage, c’est qu’elle n’hésite pas à évoquer les incohérences entre elle et ses frères. Dans sa tête, elle est une enfant, comme eux, et doit avoir le droit de faire ce qui la passionne. Comme eux. Sa mère ne l’entend bien sûr pas de cette oreille. Cette dernière est un personnage assez distant, malgré la force de caractère et d’autorité dont elle fait preuve sur la maison. Le père est totalement effacé, pour être remplacé par la figure du grand-père qui prend Calpurnia sous son aile. C’est un personnage très agréable. Sous ses apparences froides envers ses petits-enfants, il fait plutôt office de vieux sage. Vient ensuite toute la ribambelle de grands et petits frères. Celui qui se détache le plus est le plus grand, Harry. Un jeune homme au cœur tendre, qui à la fin du roman va nous faire un peu de peine. Comme sa sœur, en tant qu’aîné, Harry a des obligations envers sa famille.
Calpurnia est une jeune fille pleine de charme, d’intelligence et de vivacité. Grâce à elle, j’ai découvert plein de choses. Je me suis aussi souvenue de croire en mes rêves et de ne jamais baisser les bras. Nos journées sont parfois bien remplies, mais il reste toujours un peu de temps pour faire ce qu’on aime vraiment.

L’époque est très bien retranscrite. On découvre les premières joies du téléphone ou encore l'étonnement face à l’automobile. Malgré tous ces points positifs, j’ai trouvé que l’entrain n’y était pas. Je ne revenais pas vers ma lecture avec empressement. Et ce n’était pas ce même effet de lenteur voulu et apprécié que j’ai déjà pu retrouver dans d’autres romans. Il y avait un petit quelque chose qui clochait, qui ne collait pas. Ou alors c’était moi.
Ça reste une très chouette lecture, où l'on apprend pleins de belles choses. Un roman avec de belles valeurs et les interrogations réfléchies d’une jeune fille pleine de passions qui ne vont pas avec son sexe et son époque.


Autrice : Jacqueline Kelly 
Éditeur : Ecole des loisirs
Collection : Médium
Parution : 5 avril 2013
Pages : 420
EAN-139782211205337



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