vendredi 15 décembre 2017

Le livre perdu des sortilèges

Diana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret - un secret convoité par de nombreuses et redoutables créatures. Dont Matthew Clairmont. Un tueur, lui a-t-on dit. Malgré elle, Diana se retrouve au coeur de la tourmente.


Mon avis

Lecture commune avec ma copine NelliNella, commencée le 31 octobre pour aller pile avec la période d’Halloween. Comme il s’agit d’une des trilogies préférées de Lili Bouquine, je plaçais beaucoup d’espoir en cette lecture. Malheureusement… j’ai poussé jusqu’au bout (830 pages quand même), mais rien. Pas d’étincelle, et même une belle douche froide.

Diana est une sorcière (et c’était fait pour me séduire), sauf qu’elle fait tout pour éviter cette vie de sorcière. Pour elle, la science avant tout ! Elle va mettre la main sur un grimoire perdu, que beaucoup de créatures convoitent. Parmi ces créatures : Matthew, vampire depuis des siècles.

Sorcellerie, grimoire étrange, tout était réuni pour que ça me plaise. C’était sans compter sur les personnages que j’ai trouvés très mous. Diana est passionnée par ses recherches, et cherche à ne rien avoir à faire avec la magie. L’histoire du livre était bien trouvée, et j’avais envie d’en savoir plus ! Mais quand j’ai compris que l’autrice allait plus se concentrer sur la romance entre Diana et Matthew… j’ai décroché. J’ai eu cette sensation de lire un remake de Twilight, Bella en sorcière et Edward beaucoup plus vieux. Matthew a malheureusement ce syndrome du vampire très (trop) protecteur. Et Diana, ayant rejeté la magie depuis des années, n’est pas une sorcière très connaisseuse. J’avais l’espoir de tomber sur une sorcière à qui on n’a pas besoin de tout montrer. Sauf que non. Du coup, j’étais de moins en moins emballée. Le summum a été atteint au moment où Matthew emmène Diana en France. Ils passent beaucoup de temps ensemble, et on imagine facilement la suite. Mais même là, c’était trop. Le livre passe en second, voire même en 3e plan.
Sincèrement, j’avais d’autres attentes. Et les caractères de Diana et Matthew m’ont beaucoup déçue. J’ai apprécié la maison de la tante de Diana, qui est vraiment originale, et un personnage à part entière finalement.

Diana commence en étant un personnage très indépendant, je n’ai pas saisi pourquoi l’autrice la faisait reculer ainsi. Elle perd pied, et au lieu de s’accrocher aux gens qu’elle aime, elle se fie rapidement à un parfait étranger. Petit à petit, elle s’efface. D’un côté, j’ai trouvé intéressant de partir d’un personnage fort pour dévoiler ses faiblesses. C’était peut-être fait de façon un peu maladroite. Matthew part trop loin pour moi. Aucun atout, et beaucoup de niaiseries pour un vampire vieux de plusieurs siècles. L’histoire de sa naissance en vampire était vraiment chouette. La suite, beaucoup moins. Ses réactions sont souvent exagérées, et peu adéquates.

La romance prend trop de place, alors que je l’attendais beaucoup moins présente. Car pour moi, le livre devait être au centre de tout. Il lance l’intrigue, s’efface, pour revenir. Mais trop rarement pour être réellement développé. C’est dommage, car je n’aurai pas la patience de poursuivre l’aventure. L’histoire d’amour arrive presque trop tôt, et aurait mérité d’être retardée pour arriver justement par la suite.

Autrice : Deborah Harkness
Éditeur : Le livre de poche
Collection : Fantastique
Parution : 2 mai 2012
Pages : 833


mardi 12 décembre 2017

Le maître des illusions

Richard Papen, un jeune boursier californien, intègre une université du Vermont et entre dans un cercle très fermé d'étudiants cultivés et arrogants, aux journées rythmées par l'alcool et la drogue. Il découvre peu à peu que ces jeunes gens s'adonnent en secret à d'effrayantes pratiques ésotériques.


Mon avis

Donna Tartt fait partie des autrices que je rêvais de découvrir. Peu de romans à son actif, mais que de succès ! J’avais envie de la découvrir avec son premier, et je suis plutôt contente de cette première expérience.

Malheureusement, le titre français m’aura un peu induite en erreur : Le maître des illusions. Souvent, un titre me fait déjà imaginer une histoire. Avec celui-ci, j’avais presque une idée précise de ce que je souhaitais lire. Et l’intrigue commençait très bien dans ce sens-là. Le prologue nous plonge dans une université du Vermont, où quelques étudiants se remettent de la mort de l’un de leurs camardes. Puis l’autrice commence son histoire, bien avant ce drame.
Richard sera nos yeux et nos oreilles. Jeune californien, il décide de partir loin de se famille et choisit une université du Vermont pour poursuivre ses études. Intrigué par un cours de grec ultra select, il va tout faire pour entrer dans cette classe. Richard va y rencontrer Bunny, Henry, Charles, Camilla et Francis. Souvent riches et présomptueux, ils se pensent au-dessus de beaucoup de gens. Avec leurs idées tout leur semble possible, tant que c’est en lien avec leur cours de grec.
Le plus abordable de tous est Richard, celui dont on va se sentir le plus proche. Il est un peu gauche en essayant de se faire passer pour l’un d’eux. Loin des gros comptes en banque et des costumes bien taillés, ses mensonges vont souvent le prendre à son propre piège. Mais petit à petit, sa simplicité va attendrir les autres.
Les cinq autres sont des personnages très complexes. Les jumeaux, Camilla et Charles, possèdent une grande part d’ombre, qu’on entrevoit à peine ici. Henry fait penser au chef de bande torturé, prêt à tout. Bunny est le boute-en-train qui joue de son espièglerie pour titiller les autres, souvent méchamment, tout en faisant passer ça pour de l’humour. Francis est celui qui ressemble le plus à Richard. Un chouette type, qui se fait souvent embarquer dans des histoires rocambolesques ! Difficile de tous les décrire sans trop en révéler.

La première partie se déroule avant le drame et m’a vraiment beaucoup plu. L’autrice joue beaucoup sur l’ambiance. Automne et hiver dans le nord des États-Unis, belle et grande université, logements d’étudiants et fêtes tous les soirs. Souvent, je visualisais les décors du film Le cercle des poètes disparus, qui fait partie de mes favoris. L’histoire est radicalement différente, mais pour la visualisation, ce film m’a beaucoup aidée.
Malheureusement, la seconde partie est beaucoup plus lente et sans saveur. Toute la partie intrigue a été totalement balayée pour moi. Une fois le mystère percé, il ne restait plus grand-chose que j’avais envie de suivre. Pour en revenir au titre, j’attendais quelque chose de spectaculaire. J’ai ensuite regardé son titre original : The secret history, qui en effet colle beaucoup mieux.

Je garde pourtant un bon souvenir de cette lecture. Je me pencherai certainement vers les autres titres de l’autrice, car sa plume et son traducteur sont excellents. J’ai découvert un style très punchy que j’aime beaucoup.

Autrice : Donna Tartt
Editeur : Pocket
Collection : Pocket
Parution : 6 novembre 2014
Pages : 789


dimanche 3 décembre 2017

Concours calendrier de l'avent

CONCOURS DE NOËL 

PREMIERS LOTS DU DIMANCHE 10 DÉCEMBRE : EN COURS


Le compte à rebours a commencé ! Noël approche, et pour vous remercier d'être toujours plus nombreux à me suivre, je lance cette année mon premier calendrier de l'avent. 
Durant les quatre dimanches de l'avent, vous pourrez tenter de remporter l'un des 8 livres que j'ai trouvé pour vous, en seconde main. Le livre d'occasion est important pour moi. C'est l'envie de transmettre plus loin, un livre qu'on a laissé de côté. 

Chaque dimanche à 15h, retrouvez deux nouveaux concours. Ils dureront 7 jours, jusqu'au prochain dimanche, où ils se feront remplacer par les lots suivants. Les conditions de participation seront toujours clairement indiquées dans les formulaires, lisez les bien et que la chance soit avec vous !




  • Pour tenter de gagner Un jour de David Nicholls, cliquez sur ce lien pour accéder au Google Forms
  • Pour tenter de gagner Miss Alabama et ses petits secrets de Fannie Flagg, cliquez sur ce lien pour accéder au Google Forms.


Vous faire plaisir me tiens à coeur. 



dimanche 12 novembre 2017

Challenge Cold Winter 2017

Chaque année je vous ressors le même blabla autour du challenge. Allons à l'essentiel cette fois. Le Cold Winter est un challenge qui fête sa 6ème édition. Depuis 2012 la bloggeuse Antonine nous propose de nous préparer une petite pile à lire pour tenir durant 2 mois de froid. Le thème ? Le froid, Noël, l'hiver, etc... mais rien n'est figé (dans la glace) chacun met ce qu'il veut dans sa PAL. Dans vos choix de lectures il sera par contre demandé d'intégrer un titre qui correspond à un des 4 menus proposés. 



Les menus 


  • La magie de Noël : lire un livre en lien avec cette fête (de près ou de loin)
  • Flocons magiques : lire un livre du genre fantasy, fantastique...bref magique, mais pas forcément en lien avec Noël ou l'hiver. 
  • Marcher dans la neige : lire un livre de natur writing, de littérature de voyage
  • Stalactites ensanglantées : lire un polar/thriller qui se passe durant l'hiver, où durant une période froide
Le but est de choisir 1 menu minimum et de remplir la condition de lecture du menu choisi. Ou de choisir plusieurs menus. Pour le reste de votre PAL vous êtes totalement libre (froid ou pas, Noël ou pas). 

Où et quand ? 

On se cale sous les couvertures du 1er décembre au 31 janvier (après faut retourner bosser).
Pour participer, rien de plus simple : participez. Que ce soit dans votre coin, en partageant sur le groupe Facebook, sur les réseaux sociaux avec le #coldwinterchallenge, sur votre blog ou en vidéo. Le but c'est de se faire plaisir durant deux mois, d'aimer nos lectures, de partager et de découvrir. 

Ma pile à lire

Je pars sur cette base de pile, mais il y a de fortes chances pour qu'elle bouge un peu durant le challenge. 

  • Un hiver long et rude de Mary Lawson
  • La ferme des Neshov d'Anne B. Ragde
  • L'héritage impossible d'Anne B. Rgade
  • Le rossignol de Val-Jalbert de Marie-Bernadette Dupuy
  • Les soupirs du vent de Marie-Bernadette Dupuy
  • Les Noëls blancs de Christian Signol
  • L'hiver aux trousses de Cédric Gras
  • Les plus belles histoires vraies de Noël de Marc Pasteger
  • Ceci n'est pas qu'une comédie romantique de Julie Grêde
  • L'étrange hôtel de Secret's Hill de Kate Milford
  • Désespérément d'Heather Webber
  • Fangirl de Rainbow Rowell (VO/Relecture)

Je pars sur moins que l'an dernier, et j'avais réussi. Donc bon! faisable quoi. 

samedi 11 novembre 2017

Les bannis et les proscrits, tome 1 : Le feu de la sor'cière

Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l'espoir de préserver le bien.
Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d'un pouvoir perdu depuis longtemps.
Mais avant qu'elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes des ténèbres pour s'emparer de la magie embryonnaire qu'elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible... mais aussi vers la compagnie d'alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux.


Mon avis

Toujours dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, j’ai enfin craqué pour la série de sorcières par excellence, celle dont beaucoup de lecteurs vantent les mérites : Les bannis et les proscrits ! Forcément, j’avais beaucoup d’attentes, suite à tous ces éloges. Je suis heureuse de pouvoir constater que je n’ai pas été déçue de ma lecture.

James Clemens n’y va pas avec le dos de la cuillère et nous catapulte dans un univers fantasy très sombre, où bien des siècles auparavant un énième dictateur décide de prendre le pouvoir sur le monde. Il y arrive, mais n’empêche pas plusieurs personnages de protéger quelque chose de très spécial et qui pourrait nuire à son règne. Des centaines d’années ont passé quand nous rencontrons Elena, une jeune fille issue d’une famille de paysans, qui mène une vie simple. Mais le jour de ses premières menstruations, c’est toute sa vie qui va changer. Brutalement. Je répète : l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère. Elena va en baver, et tout ça, en moins de 24 h.
Un point que j’ai trouvé très différent comparé à d’autres séries fantasy, c’est que ce premier tome avance vite et lentement à la fois. Vite dans le sens où les premières révélations nous parviennent avant la fin du troisième tome, et que les événements s’enchaînent sans réel temps mort. Et si temps mort il y a, c’est pour laisser souffler les personnages un moment, et avoir des explications de la part d’un autre sur la situation. Lentement, dans le sens où l’action du premier tome se déroule sur 24 h-48 h. Le temps s’écoule donc lentement alors que nos personnages vont vivre beaucoup d’aventures.

Elena est un personnage attachant. Elle a forcément le rôle de personnage miroir dans ce premier volume, vu qu’elle ne connaît rien à la sorcellerie. Son rôle va beaucoup évoluer en peu de temps, et son adaptation au changement va être réaliste. C’est-à-dire beaucoup de déni, de colère et de peur. Soit des émotions normales, pour toute personne soudainement propulsée dans une autre vie. Sa condition va apporter quelques réponses aux autres personnages, ainsi qu’au lecteur, et j’ai apprécié cette mise en lumière progressive. Ça nous évite d’avoir toutes les révélations à la fin de l’histoire, ou au début du second tome.
Pour les autres personnages, il faut s’accrocher un peu, car ils sont nombreux. On peut vite avoir la sensation de se retrouver en plein épisode du Donjon de Naheulbeuk ; l’ogre, le métamorphe, l’homme des montagnes, la nymphe, l’el’fe et le chevalier. Une jolie bande pour accompagner notre novice en magie. Pas de réel grand intérêt pour l’un d’eux de mon côté. J’ai su apprécier les boutades de Kral, l’homme des montagnes, ainsi que la solitude de Tol’chuk, l’ogre. Les autres doivent encore faire leurs preuves.

Un univers rudement bien construit, dès les premières lignes. Voilà ce que je retiens surtout de mon entrée dans le monde des Bannis et des proscrits. Le monde est rôdé, les ficelles sont tirées, et l’auteur n’a plus qu’à balader son lecteur. On voit peu d’endroits dans ce premier tome, comme je disais plus haut, l’action se déroulant sur peu de temps, les personnages font beaucoup de choses, au même endroit. J’ai hâte de voir la carte s’étendre dans la suite, et découvrir les autres territoires et obstacles qui attendent toute cette joyeuse clique.
Les rencontres entre les personnages sont aussi intéressantes. On va avoir beaucoup de petits clans au départ, pour que finalement tout le monde se croise et se rejoigne.

Un premier tome très convaincant, qui aura su me satisfaire niveau intrigue et révélations. J’attends de la suite de mieux pouvoir m’attacher aux personnages.


Auteur : James Clemens
Editeur : Milady
Collection : Poche Fantasy
Parution : 6 novembre 2009
Pages : 535
EAN-13 : 9782811200404


mercredi 8 novembre 2017

A little something different

De leur professeur d'écriture créative à la barmaid du Starbucks du coin de la rue... De leurs camarades de lycée au livreur du restaurant chinois... jusqu'à l'écureuil du parc. Tous savent que Lea et Gabe devraient être ensemble !
Malheureusement, Lea est une timide maladive et Gabe un jeune homme bien mystérieux. Pourtant, il se passe vraiment quelque chose de spécial entre ces deux-là, tout le monde le voit. Lisez un peu, vous serez forcément d'accord...


Mon avis

Cette couverture… elle me fait rêver depuis que je l’ai vue. Elle donne le ton du roman, donc si vous n’êtes pas prêts pour une petite romance toute douce et mielleuse, passez votre chemin.

Dans l’un des menus du Pumpkin Autumn Challenge, il y avait « lire une romance » et parmi ceux de ma pile à lire, celui-ci était le plus adapté. Et qu’est-ce que j’ai bien fait ! C’est une lecture très réconfortante pour la saison. Elle entre directement dans mes lectures doudous.
Lu en anglais, je peux vous assurer que c’est un niveau très simple. Le lire en VO m’aura certainement évité de le trouver trop niais. La grande innovation de ce roman réside dans les différents points de vue utilisés. On ne se retrouve jamais dans la tête des deux personnages principaux, Léa et Gabe. L’autrice nous fait voir leur histoire par 14 personnages autour d’eux. Sans ça, ce livre aurait été un peu plat. Sandy Hall jongle entre ses différents personnages, et apporte beaucoup de nuances à une histoire d’amour toute simple.

Léa est timide, et aime beaucoup Gabe. Gabe est encore plus timide, et aime beaucoup Léa. Ils sont faits l’un pour l’autre, partagent les mêmes références, la même passion pour l’écriture et les plats chinois. Le souci, c’est qu’ils n’osent pas s’aborder. Ce sont donc les gens autour d’eux qui vont tenter de faire bouger les choses. Leurs amis, mais aussi le conducteur de bus, la barista de chez Starbucks, la serveuse du diner du coin et le livreur de plats chinois. Même le banc devant l’université et un petit écureuil s’y mettent.
Des personnages un peu clichés, mais affectueux. L’histoire prend son temps, tout comme les personnages. Léa et Gabe auraient mille occasions pour apprendre à se connaître, le lecteur va devoir prendre son mal en patience, car les deux tourtereaux ne sont pas pressés. L’autrice met donc en scène des situations drôles et typiques des journées et soirées des universitaires américains, pile comme on se les imagine.

Si vous recherchez une lecture détente, sans prise de tête, avec de multiples références à des séries des années ’90, des personnages drôles, mais un peu niais, cette petite lecture est idéale ! J’ai passé un excellent moment avec eux. Leurs histoires m’ont attendrie et fait beaucoup de bien. Il y a aussi de jolis messages, comme la confiance qu’on doit avoir en l’autre.


Autrice : Sandy Hall
Editeur : Swoon Reads
Collection : -
Parution : 26 août 2014
Pages : 272
EAN-13 : 9781250061775


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